Le fils de Neptune

Héros de l’OlympeLe fils de Neptune
Par Rick Riordan

Prix Public : 18.50 €
ISBN : 978-2-226-23985-3

Résumé éditeur :

Malgré sa mémoire défaillante, Percy Jackson, le fils de Neptune, est désigné pour une dangereuse mission en Alaska. Là-bas, dans le Grand-Nord, rappelés du Styx par Gaïa, les monstres se réveillent un à un. Assistés par les demi-dieux Hazel et Frank, Percy doit une fois encore combattre le chaos qui menace. Pour celà, il lui faudra délivrer une divinité pas comme les autres : Tanatos lui-même, le dieu des Morts…

Mon avis :

Il y a un point auquel je n’avais pas fait gaffe, et qui me frappe seulement maintenant, alors que je commence la rédaction de cette critique. C’est le titre : « Le fils de Neptune ». Avec, au-dessus, marqué en blanc sur fond rouge la mention « Le retour de Percy Jackson », et en quatrième, un résumé uniquement centré sur le personnage de Percy et qui précise bien que c’est lui le fils de Neptune, au cas où on serait un peu dur à la comprenette.

Alors là, vraiment, si le fan lambda de la première série ne se jette pas sur ce livre comme la misère sur le pauvre monde, c’est que chez Wiz, ils ne sont pas très doués niveau marketing ! Comme je suis quelqu’un de très sérieux et que tout ce tintamarre ne m’a pas fait sourire le moins du monde, je ne relèverais pas que concernant le premier tome, le nom de Percy Jackson n’apparaît qu’une seule fois en quatrième, et qu’encore, il s’agit de la série, pas du personnage.

Passons à ce qui nous intéresse vraiment. Alors oui, effectivement, on retrouve Percy Jackson dès les premières pages, et plutôt en mauvaise posture. Mais comme pour le premier tome, celui-ci ne sera pas le seul héros, ils seront trois : Hazel et Frank seront donc les deux derniers demi-dieux qui viendront compléter les rangs des sept héros choisis par Héra pour la grande bataille qui devrait clôturer la saga – du moins si j’ai bien tout compris. Et tout comme pour le premier tome, la narration se fera de manière alternée entre ces trois héros.

Pour ma part, j’ai trouvé ces deux nouveaux personnages assez intéressants – surtout Hazel. Ils ont pour particularité d’être Romains, non Grecs. On découvre donc également une toute nouvelle facette de l’univers de Rick Riordan : en plus d’être maniaque, les dieux sont aussi schizophrènes ! Non, d’accord, j’exagère (quoique, pour certains on se demande…) Leur caractère aurait simplement évolué avec l’avènement de Rome. Et là, même si je trouve l’idée très sympa, cela me semble tenir moyennement la route.

Par exemple, je citerais mon passage préféré, Mars qui débarque au camp Jupiter. C’est juste à mourir de rire ! Mais comment penser que ce Mars-là est bien le même que l’Arès de la première série, en « amélioré » ? Enfin de toute façon, j’adore la série, alors je pardonne.

Autre point qui m’a un peu chiffonné : que ce soit Hazel, Frank ou Percy, ils ont tous leur secret. En tant que lecteur, on découvre dès le début celui d’Hazel et de Frank, mais les autres sont censés tout ignorer. Pourtant, ils savent qu’ils se cachent des choses importantes les uns aux autres, des choses qui pourraient faire réussir ou rater la quête dans laquelle ils se sont lancés. Mais eux ça ne les choque pas ! Enfin, je ne sais pas, ils se confient leur vie les uns autres, ces secrets pourraient tout changer, mais ils préfèrent les garder cacher jusqu’au dernier moment. Vive la confiance !

Enfin, dernier point, j’ai été un peu déçue par la fin. La toute dernière bataille m’a semblé bâclée comme si l’auteur commençait à fatiguer et qu’il voulait à tout prix boucler le livre. Ou peut-être qu’à 1h du matin, c’était aussi moi qui commençais à fatiguer. En tout cas, mon z’homme m’avait dit « Tu verras, la fin est ultra-sadique ! » alors je me suis imaginé plein de scénarios plus catastrophiques les uns que les autres. Et rien ! Enfin presque rien. Merci chériiii !

Bref, en conclusion, malgré ces petits points plutôt mitigés, j’ai adoré cet ouvrage qui m’a fait passer un bon moment et qui m’a un peu permis de découvrir la mythologie romaine que je connais moins bien que la grecque. L’auteur a su traiter un sujet sérieux avec légèreté et humour. Maintenant, j’attends le troisième tome avec impatience !

Vendredi Onirique #3

Vendredi soir s’est tenu le troisième Vendredi Onirique à Toulouse (second auquel j’ai participé, ayant manqué celui du mois dernier).

Arrivée au Melting Pot un peu en retard, j’ai l’occasion de saluer de nouvelles têtes que je n’avais pas eu l’occasion de rencontrer lors de la première édition. Puis, tandis que je sirote mon Coca, et elles leurs bières (y a des jours comme ça où on se sent seul au monde ! ^^) nous commençons à discuter. De science fiction, de Harlequin, de Richelle Mead, de l’intérêt d’avoir des mecs aux culs poilus – je maintiens, un loup-garou en hiver, c’est cool, en été, vaut mieux le vampire ! Cathy, libraire chez Album, griffonne pour Magali une liste kilométrique de livres à lires absolument. Définitivement, il nous faudrait des journées de 36h, rien que pour pouvoir lire tout ce qu’on voudrait.

Vers 20h, on termine à trois par un petit resto indien bien sympa. Un de plus sur ma liste d’endroit où il faut absolument que je traine Chéri.

Bref, c’était encore une soirée bien sympa, très conviviale, et ce fut un plaisir d’y assister. Un grand merci spécial à Vanessa qui organise ces soirées.

P-S : La page FB, pour s’incrire aux prochains Vendredis Oniriques, si le coeur vous en dit.

Les couvertures YA

Je suis tombée sur article très intéressant hier, et que je voulais vous faire partager. Il s’agit d’une analyse des couvertures de romans Young Adult publiés aux US en 2011 : couleurs dominantes, mais aussi sujets.

Le billet se trouve ici. Comme l’explique l’auteur, elle a commencé à répertorier les couvertures suite à un article du Wall Street Journal : « Darkness too Visible ». Attention, il est assez hum… cliché, pour être gentille.

Effectivement, en voyant les graphiques, on constate qu’il y a quand même pas mal de couleur. Quoique dans la partie magenta, il y a quand même pas mal de couvertures où le noir domine par rapport aux couleurs rouge orangées. Le vieux cliché qui veut que le noir s’accorde parfaitement avec le sang ou le feu pour créer une atmosphère sombre est toujours bien présent.

Là où ça devient plus intéressant encore, c’est dans les représentations des personnages. 90% de personnages blancs, 78% de filles – franchement, j’aurais cru les mâles plus représentés que ça. Et 14% de robes fantaisies, ça m’a fait sourire, moi qui suit très attirées par ce genre d’illustration.

Alors pour les personnages blancs, on peut effectivement s’interroger sur la représentation des minorités. Certains trouveront peut-être ça scandaleux. Moi, honnêtement, ça me laisse plutôt froide. La lecture nous permet de retranscrire l’univers selon notre propre imagination. Il y a beaucoup de personnages que j’imaginais blancs par défaut, et qui finalement ne le sont pas. C’était par exemple le cas dans HP avec Dean Thomas et les soeurs Patil. Dans tous les cas, ça ne change rien à l’histoire. C’est juste plus dur de s’arracher la première image mentale qu’on a eue.

Après, pour parler d’une autre minorité, c’est vrai que j’apprécie toujours quand il y a un couple homo banalisé quelque part en arrière-plan. Mais je ne vais pas non plus chercher mes lectures en fonction de ça. Alors bref, ces infos sont intéressantes, mais je ne crois pas qu’elles soient révélatrices d’un “problème”, juste d’une tendance – tendance qui va probablement finir par évoluer comme c’est souvent le cas.

Camp NaNoWriMo – Juin 2012

Après un moment de réflexion, j’ai décidé de faire la kamikaze et de me lancer dans le prochain Camp NaNoWrimo, pour la cession de juin.

Pour ceux qui ne connaissent pas le principe du Nano (National Novel Writing Month), il s’agit d’écrire un roman de 50 000 mots en un mois. Le Nano principal se déroule chaque année en novembre, et depuis l’an dernier, des « Camps » sont organisés l’été : cette année, on peut choisir de participer soit en juin, soit en août, voir les deux.

J’avais déjà participé l’an dernier, pour la cession d’août, et j’étais très fière d’être allée jusqu’au bout – même si je ne me sens toujours pas la force d’essayer de relire la romance fantasy que j’ai écrit, très gnangnan et ennuyeuse.

Cette année, mon objectif ne sera pas d’aller au bout du défi en écrivant 50 000 mots, mais de terminer le roman que j’ai commencé à écrire en novembre dernier et auquel je n’ai quasiment plus touché depuis. En effet, je vais avoir un mois assez chargé avec notamment une dernière ligne droite pour les oraux du BTS – pas question de sacrifier mon diplôme au profit d’un roman que j’écris pour mon seul plaisir. Mais je tiens quand même à essayer d’en écrire le plus possible parce que cela fait longtemps que je n’ai plus de motication. Oh, il y a bien les Nuits de l’écriture où j’essaye de me secouer, mais comme elles sont de plus en plus nombreuses – quasiment tous les vendredis en ce moment – je passe mon temps à me dire que « bah c’est pas grave, on verra à la prochaine ».

Bref, il va falloir que je me donne un bon gros coup de pied au derrière pour me prouver que je PEUX le faire. Aller, on y croit ! Et rendez-vous début juillet pour le bilan.

L’étrange secret de Finley Jayne

Steampunk ChroniclesL’étrange secret de Finley Jayne
Par Kady Cross

Prix public : Gratuit jusqu’au 20 mai
ISBN : 978-2-28027-125-7
E-book uniquement

Résumé éditeur :

Finley Jayne voudrait bien n’être qu’une jeune fille comme les autres. Mais, depuis quelque temps, elle sent se développer en elle une part sombre qui lui donne d’étonnants pouvoirs. Des pouvoirs qu’elle va bientôt mettre à l’épreuve d’une terrifiante machination…

Mon avis :

J’ai craqué sur ce court roman après avoir lu Sans âme, en me disant qu’au moins ça resterait dans l’ambiance. Et puis, c’est gratuit, alors… L’histoire se passe à peu près à la même époque, mais cette fois, on n’est plus dans de la Bit-lit, mais vraiment dans de la littérature Steampunk. Je ne connaissais pas du tout ce genre, et si ça m’a un peu déstabilisé, j’ai tout de même apprécié.

Finley Jayne est une jeune fille en apparence fragile, mais qui possède une force hors du commun et une part d’elle-même la pousse à protéger ceux qu’elle aime. L’univers dans lequel elle évolue ne se veut pas fidèle à l’Histoire ni forcément fantasy : c’est un mode fait d’automates et d’inventions farfelues. C’est d’ailleurs parfois un peu cliché – l’héroïne s’habille comme s’habillerait un steampunk d’aujourd’hui, laisse échaper des jurons d’aujourd’hui… Mais bon, si c’est assumé, on ne lui en veut pas.

Je ne suis pas une ferrure de ce genre de mélance entre science-fiction et fantastique. Mais même si j’ai beaucoup apprécié les livres que j’ai lus précédemment, purée, ça fait DU BIEN de ne plus avoir affaire à des vampires ou à des loups-garous ! Je commençais à vraiment saturer et ce petit roman aura été pour moi comme une bouffée d’air frais.

Bon, je ne peux malheureusement pas dire grand chose de plus sans spoiler. L’étrange secret de Finley Jayne est l’introduction à une série dont le premier tome sortira le 1er décembre. Ça laisse le temps de voir venir… Par curiosité je suis allée lire le résumé, et j’avoue que ça m’a fait un peu peur, car la série a l’air assez différente de cette introduction que j’ai beaucoup appréciée. Comme on dit « qui vivra verra ».

Ah oui, dernier point : les fautes. Il y a beaucoup de fautes dans cet e-book, et si vous avez tendance à les repérer facilement, il est possible que ça gêne votre lecture.

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