Hausse de la TVA à 7%

Crise oblige, le gouvernement a annoncé une hausse de la TVA de 5,5% à 7% sur certains produits. Comme le signal Livres Hebdo, les livres sont directement concernés.

Qui va payer ? Concrètement l’éditeur. Et les dommages collatéraux, ce sera pour tout le monde. Les auteurs, les imprimeurs, les libraires, les acheteurs. Bref, tout ce joli monde de la chaîne du livre.

Deux possibilités : soit l’éditeur fait le choix de réduire sa marge, soir il augmente le prix de son livre. Dans un cas comme dans l’autre, ce ne sera pas sans conséquence.

La réduction des marges, il n’y a guère que les gros éditeurs qui peuvent se le permettre. Ceux qui ne sont pas à ça près. Or, les petits, ils faut bien qu’ils restent compétitifs, eux aussi. Parce que si chez les gros c’est moins cher, les gens ils font aller acheter chez les gros. Faillite assurée pour les structures fragiles.

Quant à augmenter le prix… En commentaire sur un autre article de Livres Hebdo, un membre a fait le calcul : 5,07€ pour un poche à 5€, 20,28€ pour un grand format à 20€. Certes, comme ça, ça paraît peu. Sauf que vous avez déjà vu un livre avec des prix qui ne soient pas ronds ? La réalité, ce sera sûrement 5,50€ ou 21€.

Soyons réalistes, les livres, ils sont déjà très chers. Surtout que crise oblige, ce n’est pas la priorité dans le budget mensuel. Résultat, ils achèteront encore moins de livres dans un secteur pourtant déjà très fragilisé. Voyant leurs ventes baisser, les librairies indépendantes vont en souffrir, au profit, encore une fois des gros. Les éditeurs vont se retrouver avec des masses de livres à envoyer au pilon, et histoire d’éviter ça de nouveau, feront en sorte de baisser les prochains tirages, au grand damn de l’imprimeur. Et l’auteur ne sera lui non plus pas en reste, puisque même s’il est protégé par son contrat (8% resteront 8%), il perçoit sa rémunération sur un pourcentage de ventes.

Je dramatise peut-être, mais ça m’énerve ! La crise dans le secteur du livre, ce n’est pas un mythe. Et voilà qu’on en rajoute une couche sous prétexte de sauver les caisses vides de l’Etat. C’est toujours pareil : les familles modestes et les petites entreprises payent jusqu’à se saigner tandis que pour les riches et les gros groupes, l’effort qu’on leur demande ne représente qu’une goutte d’eau dans leur compte en banque…

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