Le scandale du Goncourt 2011

Voilà un bout de temps que je souhaitais faire cet article sans en trouver la motivation (en fait, il y en a pas mal que j’aimerai écrire… je crains !) Celui-ci fait écho à mon billet sur l’orthographe.

Mi-novembre, le net voit éclore tout un tas d’articles relayant un scandale que je trouve pour ma part hilarants (parce que j’ai finalement décidé qu’il valait mieux en rire qu’en pleurer). Pour mieux comprendre, je vous suggère la lecture de l’un de ces nombreux articles.

En résumé, un site proposant des e-books pirates a mis en ligne le dernier prix Goncourt… mais sans les fautes. Parce que oui, que ce soit la version papier, ou la version e-book officielle, il y avait apparemment un certain nombre de coquilles. Lamentable de la part d’un éditeur comme Gallimard.

Là où ça devient intéressant, c’est quand la communauté en question répond face à cet "accroc" qui a pris de l’ampleur. Pour des raisons éthiques évidentes, je ne mettrai pas le lien vers l’article qu’ils ont posté (Leur nom apparait dans certains articles, mais tout de même). Voici ce qu’ils répondent :

Ce phénomène n’est pas exclusif à L’art français de la guerre. Ils se défendent de corriger systématiquement tous les e-books qu’ils publient. Soi-disant que le Goncourt s’en sort plutôt bien par rapport à d’autres… ce que je veux bien croire quand je vois le nombre d’horreurs qui se glissent dans certains ouvrages !

Reste donc un constat affligeant : la course à l’économie amène certains éditeurs, même les gros, à sacrifier l’orthographe, quand bien même ceux-ci se doivent d’être les garent d’une bonne orthographe. On nous le rabache assez souvent en cours – qu’on ne peut devenir éditeur si on n’est pas excellent en orthographe. Si j’étais cynique, j’oserai me demander si c’est pas pour faire encore plus d’économies sur le dos des correcteurs. Histoire qu’on soit sûr de pouvoir s’en passer quoi… Mais passons.

Là, ils renvoient à un article fort intéressant : « L’économie de la correction »

Citation :
Abeline Majorel a longuement discuté avec Brigitte Jenssen, correctrice extérieure pour plusieurs maisons, qui lui a expliqué qu’il n’y a plus qu’une correctrice en poste, feu rue Sébastien-Bottin. En 10 ans, c’est une trentaine de correcteurs qui ont été licenciés. Même chose dans la presse : Le Monde est l’un des rares journaux où il y en a encore. Ces dernières années, les maisons d’édition qui ont le plus supprimé de correcteur c’est Gallimard, le Seuil et Grasset alors que leur production n’a pas faibli.

Gallimard, tiens, étrange. Je ne lis plus de livres d’eux depuis mes 10 ans. Hors Harry Potter, mais là, j’imagine qu’ils ont consenti à un effort, parce qu’avec l’attente, la moindre petite faute et ils se serraient prit un gros retour dans la tronche. En tout cas, sur ma liseuse toute neuve, j’ai eu le privilège d’avoir Nightwish gratuit. Par curiosité, je jette un œil…

Deux lignes. Il leur a fallu deux lignes pour réussir à placer une coquille. Alors là, je dis bravo, quand même. Ça mérite le respect, vous ne croyez pas ?

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