Le fiasco du BTS Blanc

Et bien voilà une longue semaine qui s’achève. Dans la douleur, malheureusement. Et même la perspective des vacance ne saurait être réjouissante.

Bilan global mitigé sur le BTS blanc. Mes moyennes vont chuter, c’est certain – dommage pour une fois que j’en avais de bonnes partout… Mais bon, j’ai délibérément fait le choix de sacrifier les révisions au profit du projet, parce que c’est vraiment un LE gros morceaux.

Sauf que c’était pas une bonne idée. Mais alors pas du tout.
Je viens de sortir de l’oral blanc et je suis très remontée. Par quoi commencer ?

Déjà, les feuilles jaunes qu’on devait faire valider, c’est, comme l’a dit le prof de fabrication pour éviter que le jour de l’exam on nous dise que notre projet ne vaut rien. Rappel des épisodes précédents : on me refuse d’abord la validation parce que pas assez ambitieux. Je retravaille le tout, c’est validé. Autrement dit, les Professeurs de Paris, mais aussi les miens se sont penchés dessus et n’ont rien trouvé d’incohérent.

Et ben aujourd’hui ils n’ont rien trouvé de mieux que de me dire que ça ne valait rien, que ça ne tenait pas la route. Résultat, j’en suis au même stade qu’en octobre, lors du premier refus, il va falloir que je revois toute la partie éditoriale et toute la partie technique. La forme de l’ouvrage va changer complètement, ma difficulté technique ne sera plus la même. On est quand déjà – en décembre ? Oh, ben oui, pourquoi pas…

L’autre gros reproche qu’ils m’ont fait, c’est que j’essayais d’expliquer comment j’en étais arrivée à tel ou tel choix. Personnellement, ça me paraît important, ce cheminement dans le raisonnement. Mais non, ceux de mon jury attendaient qu’on soit catégorique, et surtout qu’on sache tout. On n’a demandé aucun devis, mais je me fais rembarrer parce que je ne peux pas dire exactement combien va coûter l’ouvrage, par exemple.

Là où ça devient vraiment n’importe quoi, c’est que dans l’autre jury, c’est exactement l’inverse qu’ils attendaient. Ceux qui étaient trop catégoriques se faisaient rembarrer parce qu’ils voulaient que l’élève montre que son projet il ne l’a pas construit sur rien, qu’il s’est renseigné, à réfléchi.

Et le bouquet : deux semaines avant l’exam, je vais voir la prof de maquette pour lui expliquer que je veux prendre un artiste qui réalise des photomontages comme illustration, et je lui demande comment je peux m’en tirer au niveau des droits. Elle me répond que le graphiste devra utiliser des images libres de droits. Aujourd’hui, cette même prof me ressort que je ne peux pas faire comme ça.

Quelque part c’est humiliant. Je ne l’ai pas pris comme ça sur le coup, mais c’est franchement humiliant. Qu’ils s’attendent à ce qu’on se comporte comme des professionnels, d’accord. Mais on reste encore avant tout des élèves, et eux ils sont là pour nous guider, nous aider. Déjà, quand on posait des questions, on avait droit à des « tu peux faire ça » tandis qu’un autre disait « non, c’est une très mauvaise idée ». Soi-disant qu’on doit faire nos choix et décider nous-mêmes. Mais merde à la fin. On n’a pas la science infuse, on n’a pas réponse à tout !

On a besoin d’eux, on a besoin qu’ils nous apprennent quelque chose. Et finalement on n’apprend que dalle.

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Une réflexion sur “Le fiasco du BTS Blanc

  1. Je dis chapeau bas ! J’ai eu des cours d’édition et franchement… je déteste ^^ non seulement parce que je ne comprends rien (les chiffres et moi ça fait 2) mais je crois que mon prof m’en a dégoûtée aussi ^^

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