Kobo et E-books

Je dois confesser quelque chose de terrible : depuis deux mois maintenant, je suis passée du côté obscur de la force. Mais je le vis bien. Si, si, je vous assure.

What happened ? Je me suis acheté une liseuse ; le Kobo by FNAC, plus précisément. Ce qui m’a décidé, c’est essentiellement le fait de pouvoir lire des livres qui ne sont plus édité en format papier, mais qui se vendent encore comme e-book. Ça, et le prix moins élevé des livres numériques – encore qu’en dehors de ceux édités par Bragelonne, ils restent excessivement chers.

Il est donc temps de faire un petit bilan.

Tout d’abord, Kobo + Adobe Digital Édition = grosse merdouille. Il ne m’a fallu que quatre jours pour foutre en l’air mon Kobo à cause de ça. Ce qu’il s’est passé : j’ai d’abord fait un premier transfert de Digital Édition vers le Kobo, avec mes livres achetés, tout s’est très bien passé. Puis, j’essaie de faire un second transfert, cette fois avec des fichiers e-pub « fait maison » : il apparaît complètement morcelé, c’est-à-dire qu’au lieu d’avoir un seul livre, j’ai dans ma bibliothèque autant de livres qu’il y a de chapitres. Et, naturellement, il est impossible de les lire car le fichier est corrompu.

J’essaie donc de l’effacer et de le remettre. Dans ma bibliothèque, les anciens livres-chapitres ne disparaissent pas, mais le nouveau fichier s’est installé correctement. Sauf que je m’aperçois alors que le bug du morcellement a atteint un autre livre, auquel je n’avais absolument pas touché. Au final, plus j’essayais d’enlever et réinstaller les e-books, plus ça s’étendait, j’ai même fichu en l’air les livres qui avaient été préinstallés sur la liseuse. WTF ?! Il a fallu faire une restauration complète et depuis, je ne touche plus à Digital Éditions. En passant directement par l’explorateur de fichier, je n’ai plus eu le moindre problème.

Second point : la bibliothèque en ligne. Il y a tout, mais… en anglais. Pour avoir des titres en français, faut prendre le temps de bien chercher. C’est fou de constater à quel point l’édition française est en retard par rapport aux maisons américaines. Sans parler des prix qui sont beaucoup plus bas par rapport aux livres en VO.

Pour l’anecdote, début décembre, je cherchais les Hunger Games. Impossible de les trouver sur la FNAC ou sur Amazon. Du coup, je me rabat sur les livres papier – en rechignant, parce que 18€ le livre, ça fait mal au derrière. Début janvier, je découvre le site immatériel, qui affiche en gros sur sa page d’accueil la couverture du troisième tome, rubrique « À ne pas manquer ». Ah, l’humour !

Mais le plus drôle, ça reste encore ça.

Troisième point : la qualité des e-books. Comme je le disais, j’ai surtout craqué à cause des livres qui n’étaient plus disponibles en version papier. Première réflexion : c’est quoi ces e-books foireux ? La première page qui est en page 2, laissant un visuel tout blanc, le temps de chargement, et oh, une jolie faute dès la seconde ligne sur l’un des livres préinstallés sur la liseuse (un livre de Gallimard, tiens, ça me rappelle quelque chose…)

Non, mais faut pas s’étonner que les gens téléchargent quoi… Je veux bien qu’il faille du temps aux maisons pour former leur personnel à la conception de e-book, mais encore une fois, si les Américains le font, pourquoi pas nous ?

Des fois, j’ai le sentiment que les maisons françaises cherchent à se saboter elles-mêmes. Genre, elles n’ont vraiment pas envie que les livres électroniques percent alors elles font tout pour décourager les gens : prix excessifs, bibliothèque peu fournie, mauvaise qualité… Qu’on soit pour au contre les e-books, je trouve quand même que ça craint…

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2 réflexions sur “Kobo et E-books

  1. Intéressant… ! Quand tu dis qu’on peut trouver en numérique des livres qui ne sont pas en format papier, de quels types de livres tu parles ? Je suis curieuse parce que je ne me suis pas encore penchée sur la question !

    C’est vrai que les éditeurs français sont un peu rebutés par le numérique, on a mine de rien une chance formidable de profiter du prix unique en France, qui permet une diversité éditoriale incomparable (mais parfois peut-être trop en effet) à la portée de tous, alors quand on sait que le prix d’un livre numérique est moindre, ça fait peur !
    Peut-être parce que le « tout numérique » inquiète en général… avec un prix plus bas, moins de bénéfice (quoique… du coup ils peuvent supprimer des intermédiaires comme l’imprimeur c’est vrai !), et puis pensons aux prescripteurs professionnels : le libraire, le bibliothécaire ; même si la bibliothèque commence à s’adapter, j’ai le sentiment que pour la librairie ce sont surtout les groupes comme la Fnac ou France Loisirs qui se laissent séduire par les tablettes.
    Je pense que les libraires indépendants sont soucieux de défendre farouchement leur gagne-pain, car comment vendre un livre numérique en magasin alors qu’on peut l’acheter sur internet ?
    Ces prescripteurs représentent une sorte de « valeur sûre » (tant pour les lecteurs qui leur font confiance que pour les éditeurs qui ont besoin d’eux, il me semble), ils défendent un fonds particulier selon leur spécialité, ou du moins sont soucieux d’amener les lecteurs vers des livres de fonds, plus ou moins exigeants mais garants d’une diversité intellectuelle non négligeable. Alors qu’avec le numérique, le lecteur ne bénéficie pas d’un avis ou d’un conseil qui pourrait l’ouvrir à d’autres « réflexions » (mais peut-être que je me trompe ?).

    Honnêtement je ne sais pas si je suis vraiment pour ou contre le livre numérique, même si pour moi tenir un livre dans mes mains, sentir son odeur et me l’approprier n’est pas comparable, mais je pense aussi que le numérique peut être très intéressant, notamment pour les livres qui ne sont malheureusement plus édités, et surtout selon moi pour les livres scolaires et universitaires.

    En tout cas ce que tu en dis m’intéresse beaucoup !

    • Oui, c’est certain que ça n’a pas le même charme ^^ C’est pour ça qu’à mon avis, les livres papier et numérique coexisteront, mais sans que le second ne fasse disparaitre le premier.

      Pour les librairies indépendantes, c’est clairement une autre histoire. Même sans le numérique, il y en a déjà beaucoup qui sont fragiligé : les petits ferment, les gros voient leurs marges réduites. Ca va certainement accélérer le mouvement. :/

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