Les best-seller, j’assume !

Il y a des jours comme ça, où je suis fatiguée. Fatiguée de tomber sur des discussions où des gens critiquent ceux qui ne lisent que des livres « à succès », les livres des grosses maisons qu’on voit partout et dont on entend parler sans arrêt.

Il paraît qu’en faisant ça, je contribue à « tuer l’offre ». Dans ce cas, j’aimerais comprendre pourquoi, d’après les chiffres officiels du Syndicat National du Livre, on constate que ces dernières années, le nombre de titres proposé par les maisons d’édition a grimpé en flèche tandis que parallèlement le tirage de ces titres baissait ? Et je ne parle même pas du nombre de maisons qui se montent chaque année, ni, évidemment, de l’explosion de l’auto-publication grâce à internet et au livre numérique.

Alors l’offre s’appauvrit parce que les gens n’achètent que les titres dont ils entendent parler ? Mon œil ! À mes yeux, suivre le mouvement serait plutôt une conséquence de ce ras-de-marée de nouveaux titres. Il y en a tellement, et on a tellement peu d’argent à dépenser, il faut bien faire un choix ! Alors évidemment, on se tourne vers ce dont on entend parler.

Et là, je précise que même si dans la blogo, il y a effectivement un nombre conséquent de billets publiés chaque jour pour des livres publiés par de grands éditeurs, il y a aussi beaucoup d’autres billets qui parlent de livres publiés par des petites maisons, voir auto-publiés. Jetez un œil sur LA : le livre en tête du top-livre (Les Larmes Rouges) est bien issu de la petite édition !

Alors en ce qui me concerne, oui, je lis des titres à succès. Beaucoup. Et c’est vrai que je ne vais pas spontanément au fin fond des librairies ou des catalogues web des revendeurs pour dénicher LE livre que personne n’a jamais lu. Je suis quelqu’un qui fonctionne sur le bouche-à-oreille, et croyez-moi, j’ai toujours trouvé mon bonheur avec cette méthode-là. Mon seul vrai critère de sélection pour un livre, outre un résumé attrayant, c’est son prix. Peu importe qu’il soit de la petite ou de la grande édition, tant que je n’ai pas à mettre plus de 15 € dans un roman.

Bref, tout ça pour dire que j’en ai marre de lire partout que ceux qui lisent des livres à succès sont forcément des moutons qui suivent le mouvement capitaliste sans se poser de questions. Lâchez-nous la grappe !

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Une réflexion sur “Les best-seller, j’assume !

  1. Ha ha ! Je t’appuie. Moi aussi, je ne lis pratiquement que des livres qui ont fait la liste des best-sellers aux US… (Je ne lis aussi pratiquement qu’en anglais, désolé pour les éditeurs francophones ; mais si j’ai monté ma propre boîte d’édition, c’est bien parce que je n’étais pas satisfaite !)

    À la base, je suis une lectrice de classiques. Je pense que la vie est trop courte pour lire de mauvais livres (et le porte-monnaie pas assez rempli). C’est déjà un progrès que je me sois mise à lire quelques « nouveautés » !

    Pour l’instant, seul le numérique me semble susceptible de m’encourager à essayer des auteurs inconnus et/ou indépendants (avant cela me paraissait simplement hors de question). Mais même là, j’ai encore trop d’autres livres dans ma PAL pour qu’ils deviennent jamais mes fournisseurs principaux.

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