Le Manoir des Immortels, d’Aimée Carter

Le Destin d’une DéesseLe Manoir des Immortels
Par Aimée Carter

Prix Public : 14.10€
ISBN : 978-2-280-26559-1

Résumé éditeur :

Quand l’étrange jeune homme rencontré dans les bois qui bordent le Manoir lui affirme qu’il a le pouvoir d’exaucer son vœu le plus cher —prolonger la vie de sa mère gravement malade — Kate se refuse à le croire. Mais de mystérieux et terribles événements l’obligent à chasser des doutes et à accepter le pacte qu’il lui propose : la vie de sa mère, contre six mois au Manoir des Immortels, où elle devra affronter sept épreuves… et une tentation…

Mon avis :

Si je devais décrire ce livre en un seul mot, je dirais : une montagne. On commence au niveau zéro avec un beau cliché. Finalement, on réussi à décoller. Et là on arrive sur la fin : une falaise abrupte qui nous ramène en-dessous du niveau de départ.

Commençons par la quatrième de couverture, puisqu’après la couverture, c’est le second élément auquel on jette un œil, en général. Premier constat quand j’ai lu, celle-ci n’a rien à voir avec la véritable histoire. Quand Kate rencontre Henry pour la première fois, ce n’est pas sa mère qu’il est question de sauver. Et même après, l’enjeu ne consiste pas vraiment à se sacrifier pour qu’elle vive, mais de lui obtenir un sursis. Vous allez me dire c’est pareil, puisque de toute façon, même si on arrive à guérir d’une maladie incurable, on mourra bien un jour de vieillesse. Oui, mais non. Ceux qui liront comprendront.

Parlons un peu de l’histoire à proprement parler à présent. Kate, est une jeune fille très proche de sa mère, et qui a mis complètement sa vie entre parenthèse pour elle depuis qu’elle est malade. Elles quittent New-York pour s’installer à Eden, selon le souhait de la mère.

J’ai parlé d’un gros cliché sur le début. Le voici : Kate fait donc son entrée dans un nouveau lycée où elle ne connaît personne. Elle n’a pas envie de se faire des amis, mais tant pis, ce sont les autres qui viendront à elle. James, d’abord qui a tout le potentiel pour devenir le « bon copain ». Vous savez, dans les romances à trois, celui qui est secrètement amoureux de la fille, mais qui est condamné à rester un ami et qui, malgré son amour inconditionnel, réussit à mettre sa jalousie de côté en acceptant que la fille soit avec un autre, parce qu’il se dit qu’au moins elle sera heureuse… Bon, James n’est pas ce genre de personnage. Mais comme je disais, il a vraiment le potentiel pour, et je ne serais pas étonnée que le vent tourne dans la suite de la série.
Suite du cliché de début : Kate se cogne contre une armoire à glace, qui s’avère être le séduisant capitaine de l’équipe de football qui va, bien évidemment, tomber sous le charme. Ce sur quoi arrive une blonde revêche qui fait immédiatement montre de jalousie. Je vous le donne en mille : chef de l’équipe des pom-pom girl et petite amie…

Je vous jure, j’ai eu envie de balancer le livre à travers la pièce. Je me suis retenue, et je me suis dis que j’allais bien faire l’effort de continuer jusqu’à ce qu’à ce que l’histoire commence vraiment, pour voir.

D’abord, je n’ai pas regretté. (Là, on est sur le flanc ascendant de la montagne) Kate est touchante à prendre mille précautions avec sa mère, et ses peurs m’ont touchées. J’ai également beaucoup apprécié son séjour au manoir, et sa relation avec Henry.

Puis on arrive à la fin de l’ouvrage qui offre deux retournements de situation. Le premier, ne m’a pas posé de problème. Je ne l’ai pas vu venir, mais en réfléchissant, c’est prévisible.
Le second gâche tout l’intérêt du livre, selon moi. C’est vraiment trop. Et le pire, dans tout ça, c’est que Kate, qui au début se posait des questions très bête sur la réalité de ce qui lui arrivait, se pointe ici et accepte la réalité sans rechigner, sans poser la MOINDRE petite question. Résultat, nous, lecteur, on ne comprend plus rien. C’est complètement n’importe quoi !

Pour en rajouter une couche, d’autres bémols en vrac :

  • Les réactions d’Ava m’ont souvent paru surréaliste et ce, même en ayant connaissance de la fin. A-t-elle jamais été sincère ?
  • Pour le côté mythologie, on repassera. Tous les noms des dieux ont été changés, et il n’y a aucune explication sur qui est qui, à part de temps en temps l’un ou l’autre qui est appelé « ma sœur », « mon neveu ». Ce qui n’explique rien, quoi. Quant aux épreuves, elles n’ont rien de grecque, mais sont d’origine purement chrétienne.
  • Les fautes : comme d’habitude chez Darkiss, il y a des coquilles et comme d’habitude, au bout d’un moment, ça devient pénible.

En résumé, j’ai refermé le livre sur une impression mitigée. Mais plus j’y pense plus je me dis que c’est en fait une catastrophe. Il y a vraiment des passages qui, pour moi, auraient nécessité d’être réécrits, retravaillés, remaniés, étoffés. Le livre à du potentiel, mais celui-ci semble largement gâché par une fin trop fantaisiste et un manque de clarté.

Publicités

Une réflexion sur “Le Manoir des Immortels, d’Aimée Carter

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s