Anges d’Apocalypse 1

tourmentAnges d’Apocalypse 1 – Le Tourment des Aurores
de Stéphane Soutoul

Éditeur : Rebelle
ISBN : 978-2-365338-031-7
Prix public : 19.90 €

Présentation éditeur :

Deux corps pour une seule âme. Impossible selon vous ?
C’est pourtant le fardeau que j’endure suite à la malédiction lancée par un sorcier. Tout ça parce que j’ai eu le cran de refuser ses avances. Pour la peine, je l’ai tué, mais en attendant quelle plaie ! La nuit, je suis Famine, l’un des quatre cavaliers de l’apocalypse, et ex-meurtrière qui s’est reconvertie dans la profession de garde du corps. Et lorsque vient le jour, je me trouve coincée avec l’identité de Samantha, une lycéenne des plus ordinaires.
Comme si je n’avais pas déjà suffisamment d’ennuis avec deux vies à mener de front, la Cour des sorciers de Toronto vient de me confier la protection de son lord. Il faut dire que certains de ses dissidents se sont mis en tête de le supprimer. Cette fois-ci, je n’ai pas le droit à l’erreur, même si mon côté humain a choisi le mauvais moment pour s’enticher d’un étrange garçon, le genre craquant, mais véritable nid à problèmes…
Je vous le dis : pas facile de gérer deux existences à la fois !

Mon avis :

Le Tourment des Aurores est le troisième texte que je lis de l’auteur. Les deux précédents étaient des nouvelles. Celle qu’il a signée dans le Lamento des Ombres avait été pour moi un pur coup de cœur. Celle de Saisons païennes une très grosse déception car ce n’était finalement qu’un PWP (1) Si je ne m’étais pas accordé deux jours de digestion, j’aurai clairement placé ce premier tome entre les deux : ni bon, ni mauvais, juste moyen.

Anges d’Apocalypse est un roman de Bit-Lit dans le sens le plus pur. Tous les codes du genre sont présents : un décor d’Urban Fantasy avec plein de créatures nocturnes comme on les aime, une héroïne qui sait se battre, ne mâche pas ses mots et n’est pas censée faire partie des gentils même si on s’attache à elle, une situation délicate qui vire à la catastrophe…

Le principal point qui fait que le roman se démarque de tous les autres ouvrages de Bit-Lit que j’ai lu, c’est justement l’héroïne, qui n’est autre que Famine, un Cavalier(ère?) de l’Apocalypse. De surcroît, elle subit une malédiction qui l’enferme dans corps d’une adolescente le jour.

Ce dernier point m’avait laissé plutôt sceptique au début, d’autant que ça me rappelait très fortement le slogan du film Hanna Montana : « Lycéenne le jour, rockstar la nuit. » Bref, je craignais un résultat kikoololesque, mais il n’en est rien. Bon, certes, je me suis plutôt ennuyée dès que Samantha, l’autre identité de Syldia-Famine, faisait son apparition. Mais étant donné que je me suis ennuyée sur les trois quarts du livre, on ne peut pas dire que ce soit représentatif. L’histoire de Sam n’est pas sans intérêt puisqu’elle aura son importance sur la fin.

Pourquoi dis-je que je me suis ennuyée ? Un point que je reproche souvent aux romans de Bit-Lit, c’est de manquer d’explication sur leur univers. C’est un travers dans lequel ne tombe pas Anges d’Apocalypse : l’auteur prend le temps de nous décrire la ville de Toronto, de nous parler du passé des quatre sœurs… Par contre, on tombe dans l’excès totalement inverse : trop de développement, trop de bla-bla. Au début, certains faits nous sont rappelés minimum deux fois, et le pire, c’est Syldia, dont la moindre prise de parole est aussitôt justifiée par ses pensées, au cas où on ne serait pas capable de cerner le personnage par nous-même. Non seulement j’avais envie de lui hurler de se taire, mais en plus, je me suis sentie frustrée, parce que j’avais l’impression que l’auteur me privait de mon droit, en tant que lectrice, à me faire ma propre idée du personnage, mes propres théories vis à vis de ses réactions. Entre les univers sous-développés et le trop-plein d’explication, j’aime quand même garder une certaine liberté d’imagination. À côté de ça, c’est l’auteur ne s’attarde pas sur les autres personnages, de sorte qu’ils paraissent oubliés (à la limite, on pourrait mettre ça sur le compte du nombrilisme de Syldia, mais bon…)

Le résultat de tout ce bla-bla, c’est qu’à la 150ème page, Syldia n’a toujours pas commencé sa mission à un demi-million de dollars, et que l’action ne démarre vraiment qu’à la 300ème page.

Néamoins, je ne regrette pas de m’être forcée à continuer jusqu’au bout. Finalement, malgré tous les reproches que je peux faire au livre, l’étincelle est là. Ce n’est pas un livre que j’ai lu, et oublié aussitôt refermé. C’est un livre qui continue à me travailler, un livre dont j’aurai aimé discuter avec d’autres personnes qui l’ont lu, pour connaître leur avis, confronter nos points de vue. J’en imagine déjà la suite, trop curieuse pour attendre.

En résumé :

Un roman de Bit-Lit qui a indéniablement des qualités, à commencer par son originalité. Syldia est pour moi développé à l’excès, mais d’autres apprécieront certainement le travail effectué autour de ce personnage auquel on s’attache vite, en fin de compte. Si ce livre vous tentes, n’hésitez pas !

 ————–

(1) PWP : « Plot ? What Plot ? », ou « Porn Without Plot ». Terme à la base employé dans le monde des fanfictions. Il s’agit des textes qui ont pour seul but de détailler de manière explicite une partie de jambes en l’air, sans scénario derrière ou très peu.

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