Dedee

Les dédicaces, ce passage obligatoire dans la vie d’un auteur… Mais comment faire lorsqu’on n’est publié qu’en numérique ? Doit-on renoncer au contact avec nos lecteurs ?

Dedee est un logiciel payant (comptez 40€ TTC) qui permet de dédicacer les e-books très simplement. Je me suis offert une licence pour Flammèche, et je l’ai testé.

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14 mois plus tard…

Voilà plus d’un an maintenant que je me suis offert une liseuse. Après tout ce temps, une évidence m’apparait : lorsque j’ai le choix, je préfère toujours acheter en papier, ou si j’ai les deux versions, je préfère lire prioritairement sur le papier. Petit tour d’horizon des raisons qui ont fait que :

A / Le confort de lecture

S’il est très pratique de pouvoir changer la taille de police, il reste toujours plus confortable pour moi de lire sur un livre. La surface de lecture est plus large (deux pages au lieu d’une), et surtout, les pages d’un livre papier sont plus blanche, ce qui fatigue moins les yeux et me permet de lire plus vite.

B/ L’équipement technologique

En achetant une liseuse, souvent, on espère faire des économies. Or, une liseuse c’est un investissement, et comme tout équipement, les constructeurs espèrent que vous le renouvellerez régulièrement.
Tenez, par exemple je parlais plus haut du problème de contraste. Un an après le Kobo Touch, la FNAC sort le Kobo Glo, avec un meilleur contraste, et une petite lampe intégrée pour lire dans le noir. Techniquement, je serai assez tentée, mais comme j’ai la Touch depuis un an, il est hors de question que je reclaque 130€ tant que la mienne n’est pas en panne.
Si je fais le bilan du contenu de ma bibliothèque aujourd’hui, je ne pense pas pouvoir dire que j’ai récupéré mon investissement de base, parce que finalement, je ne lis pas suffisamment de e-book pour ça. Raison de plus pour ne pas céder à l’appel du Glo…

C/ Les bugs

Argument que j’entends souvent de la part des gens qui sont radicalement opposé aux livres numériques : au moins un livre papier, ça ne tombe pas en panne de batterie, et ça ne bugue pas.
Bon, c’est vrai que j’ai eu assez régulièrement des bugs qui m’ont fait perdre l’intégralité de ma bibliothèque et il a fallut réinstaller trois fois en un an le logiciel intégré dans la liseuse. C’est beaucoup, vraiment beaucoup. Imaginez, vous achetez un ordinateur, et tous les quatre mois, vous devez faire une réinstallation complète de Windows ? Y a de quoi devenir dingue !
Bien sûr, j’avais toujours des sauvegardes sur les PC, et j’ai pu récupérer l’ensemble du contenu à chaque fois, mais perdre deux heures et demie pour une nouvelle numérique qui est à l’origine du bugue à cause de ses DRM m’a considérablement refroidi. Pour le coup, je rejoins les antis sur cet argument, au moins quand on achète un vrai livre et qu’on le place dans sa bibliothèque, on ne stresse pas à l’idée de voir les étagères s’effondrer (enfin… normalement !)

D/ Manque d’ergonomie de la bibliothèque

La bibliothèque de ma liseuse, c’est un vrai fouillis. Je ne peux trier que selon quatre critères : auteur, titre, type de fichier, lectures récentes. Si, comme moi, vous êtes un adepte des séries, le mieux, c’est de classer par auteur. Mais n’espérez pas que les tomes apparaissent dans l’ordre, ou que les séries soient groupées si l’auteur en a écris plusieurs. Bref, un vrai bordel, et comme 1/ je télécharges parfois les séries d’un coup, sans retenir quel titre correspond à que tome, que 2/ les éditeurs ne mettent pas le numéro de tome dans le titre et que 3/ il n’est plus possible d’afficher la couverture en grand pour lire le numéro, je me retrouve à devoir aller sur internet pour savoir quel tome est la suite de telle série, tel un bon gros boulet…
Depuis quelques mois, on peut créer des « étagères », ce qui permet de regrouper les livres comme on veut. Mais ça ne change rien au problème…

E/ On n’a pas l’impression d’avancer

Quand je lis un livre, je peux voir les pages défiler de façon totalement inconsciente (la prise en main, par exemple, n’est pas la même quand on commence, quand on est à la moitié, et quand on termine le livre), et j’ai vraiment l’impression d’avancer dans ma lecture. Sur une liseuse, cette lecture est réduite à une barre de pourcentage qu’il faut afficher soi-même. C’est peut-être stupide, mais je trouve ça bien plus monotone.

F/ Difficile de retrouver un passage…

Du fait du voir ou non son avancement, j’ai constaté que je parvenais à retrouver en quelques secondes certains passages sur un livre classique, là où il me faut plusieurs minutes sur un e-book. Quand je souhaite retrouver une citation ou vérifier une info, c’est assez pénible car sur la liseuse, on peut aller « environ » là où on veut, puis il faut faire défiler les pages une à une, en sachant que les fichiers sont tellement bien codés que les pages mettent parfois une à deux secondes pour s’afficher…
Bien sûr, il est possible d’utiliser des signets, qui permettent de se rendre directement à la page voulue. Pratique ! Mais encore faut-il qu’au moment où on lit le passage, on soit capable de dire qu’on aura besoin d’y revenir plus tard…

Bref, toutes ces raisons font que j’utilise de moins en moins ma liseuse, surtout quand j’ai le choix. Cela reste néanmoins un support appréciable là où le livre atteint ses limites : le poids, par exemple, ou encore la publication de textes courts et inédits.

Les e-books de Darkiss

J’espère que vous me pardonnerez, mais je craque. Je ne comptais pas faire un billet rien que pour ça, juste mettre une petite remarque en rédigeant ma critique de L’étrange secret de Finley Jayne. Même si pour beaucoup la qualité d’un e-book passe loin au-dessus de la tête, moi j’y tiens.

J’ai dans ma bibliothèque quatre e-books de la collection Darkiss. Le premier, je l’ai acheté en format PDF, n’ayant pas encore de liseuse. Ça ne m’a pas posé de soucis majeurs. Les trois suivants ont été acquis en format epub, et là les problèmes ont commencé pour deux raisons :

A/ Darkiss ne semble pas chercher à optimiser ou à corriger les erreurs de leurs e-books.

Il y a d’abord eu Le poison écarlate où la couverture ne s’affichait pas parce qu’elle était considérée comme étant en page 2. Et le problème ne venait pas de mon lecteur, puisque que ce soit sur mon Kobo ou depuis Digital Edition, le souci est le même.

Quand aux deux derniers e-books que j’ai eu l’occasion d’acquérir, ce n’est pas mieux : il faut trois plombes pour ouvrir le livre ou passer au chapitre suivant. Il y aurait des images comme dans un autre e-book d’un autre éditeur qui a le même gros souci, j’aurais pu comprendre. Les images, c’est lourd à charger. Mais même pas, ce n’est que du texte. WTF ?!?

B/ Ils collent des DRM même aux e-books gratuits.

Quand j’ai acheté le e-book numéro trois – un livre que j’étais impatiente de découvrir le jour même de sa sortie – j’ai eu un problème de téléchargement. C’est là que je me suis découvert une immense haine envers ce système de DRM.

D’un côté, j’ai eu du mal a récupérer mon fichier : il a fallu que j’attende que le support m’autorise un second téléchargement – parce que oui chez Numilog, quand il y a des DRM vous n’avez le droit qu’à un seul téléchargement. Surtout, sauvegardez bien votre e-book… Ah ! Attendez, non, c’est vrai, vous ne pouvez pas parce qu’il y a des DRM !

De l’autre côté, je n’avais pas mis à jour mon Kobo depuis son achat. Bon, si je l’avais fait, ça ne serait pas arrivé. Bref, j’avais ce bug qui faisait que quand on le connectait à Digital Edition et qu’on cherchait à transférer des e-books, ça avait tendance à supprimer les autres fichiers e-pubs contenus dans la liseuse. Jusque-là, j’étais toujours passé par le navigateur de fichier pour faire mes transferts, justement pour éviter ça. Mais avec les DRM, pas le choix, on est OBLIGÉ de passer par Digital Edition. Et j’ai eu droit à la totale : lorsque je l’ai branché, mon Kobo a carrément reset, j’ai perdu toute ma bibliothèque. Merci Darkiiiiiiis !

À ce moment là, je m’étais juré de ne plus toucher à un seul e-book avec DRM, surtout pas ceux de Darkiss. Évidemment, si j’ai pu lire L’étrange secret de Finley Jayne, c’est que je n’ai pas tenu ma promesse. Je suis faible… Je me suis dit que de toute façon, il était gratuit. Voir qu’ils avaient quand même mis des DRM dessus, ça m’a fait doucement rire. Quand, en plus, j’ai constaté les problèmes de temps de chargement, j’ai eu envie de me fracasser la tête contre le mur. (Mais mon mur est blanc, ça aurait laissé des traces. Alors je me suis retenue.)

Bref. Tout ça pour dire quoi ? Et bien que je suis une cliente patiente, mais qu’il ne fait pas pousser mémé dans les orties. De telles pratiques commerciales ne donnent qu’une seule envie : fuir, et tant pis pour les séries qu’on aime. Pire que tout, Darkiss est à mes yeux l’exemple typique de ces maisons qui laissent encore de beaux jours aux pirates, alors même que le fait qu’ils utilisent des DRM montre qu’ils essaient de s’en protéger. Ont-ils seulement conscience que les DRM sont abandonnés parce que justement d’autres éditeurs se rendent comptent qu’ils posent bien plus de soucis qu’ils n’ont d’avantages ?

Ce serait tellement simple de rectifier le tir… Optimiser les e-books et privilégier le Watermarking aux DRM, ce n’est pas bien compliqué…

E-books, auto-édition

Hier soir, l’émission Capital diffusait un reportage sur les liseuses et les e-books. Pour ceux qui l’ont manqué, il est encore possible de l regarder sur M6 Replay.

Comme on pouvait s’y attendre, le reportage est assez superficiel, mais il faut dire que le sujet est trop vaste pour qu’on puisse tout aborder en si peu de temps, surtout que le journaliste ne s’est pas contenté de présenter les livres numériques, mais parle aussi des liseuses.

Deux points ont particulièrement retenu mon attention. Le premier, c’est les prix. Bon, il n’est plus à prouver que les éditeurs abusent et que oui, il y a souvent des e-books plus chers que les poches, parfois même plus cher que les grands formats. (Encore un exemple récent chez Belfond, qui s’est empressé de baisser le prix lorsque des articles dénonciateurs ont commencé à fleurir… De 23€, nous voilà donc passés à 18€. YOUHOU !) En tout cas, l’embaras de l’employée de Laffont est révélateur d’un certain malaise et d’une opacité complête dans l’arrêt du prix du e-book.

J’ignore si cette histoire d’entente qui est citée dans le reportage et qui aurait pour but de protéger les livres poches est réelle ou non, mais je suis septique. Car pourquoi les poches et pas les grands formats ? D’une manière générale, j’ai le sentiment que les éditeurs étaient réfractaires à cette percée du numérique et qu’ils essayaient de dégoûter les gens par une mauvaise qualité et des prix trop élevés. C’est peut-être le cas pour certains, mais j’ai aussi l’impression que comme c’est nouveau, ils ne savent pas quel prix fixer. Normalement, on se fie à un coefficient de 6, c’est-à-dire qu’on multiplie le coût unitaire de fabrication par six pour établir le prix de vente. Avec cette percée récente et le manque d’études de marché, les éditeurs ne savent pas encore quels prix fixer pour ne pas faire fuir les acheteurs potentiels. Et ceux qui vendent trop bas risquent de ne pas rentrer dans leurs frais, parce que comme pour les livres papier, on n’est pas sûr de vendre.

Cela amène au second point : la saturation du marché, et l’émergence de l’auto-édition, qui est abordé tout à la fin du reportage (avec une musique bien glauque, pour bien faire peur aux éditeurs qui regarderaient… LOL!)

L’auto-édition s’est beaucoup développé ces dernières années, notamment grâce à l’impression numérique qui fait considérablement chuter les coûts de fabrication des livres par rapport à l’offset et qui permet de bien plus petits tirages. Grâce à ça, de nombreux auteurs se sont improvisés éditeurs. Certains ont essayé de faire leur promo sur le net, ont réussi ou ont échoué. Quand j’étais en stage, un certain nombre d’auteurs nous envoyaient leur manuscrit en précisant qu’ils avaient déjà tenté l’auto-édition, mais qu’ils cherchaient un éditeur parce que la distribution/diffusion, c’est vraiment trop lourd à gérer quand on ne s’y connaît pas.

On servait encore à quelque chose quoi.

Maintenant, même plus besoin de se prendre la tête à démarcher des libraires, suffit de s’inscrire sur un site de diffusion type immatériel.fr et en deux clics c’est fait, si on en croit les propos du reportage. Quant à créer un e-book, facile avec des logiciels comme Calibre.

Problème : s’il n’y a pas de sélection par les éditeurs, avec quoi va-t-on se retrouver ? Bon, je ne pense pas qu’on tombera aussi bas que ce que certains peuvent essayer de poster sur HPF, mais imaginez, vous payez un livre, vous l’ouvrez, et vous avez quinze fautes à la ligne… *Réfléchis* Huum… Bon, d’accord, mauvais exemple, même les éditeurs publient parfois des trucs blindés de coquilles… Mais imaginez la qualité des scénarios *Reréfléchit et pense au succès de Twilight* OK, re-mauvais exemple. Mais et si ça devenait pire encore ? Brr !

Non, plus sérieusement, je me demande pourquoi j’ai choisi l’édition. Je savais déjà en m’engageant dans la voie que le secteur est en pleine crise, que je risquais d’avoir du mal à trouver du boulot. Plus tard, j’ai appris que les auteurs (et les gens en général), quoi qu’on dise, quoi qu’on fasse, nous prendront toujours pour des profiteurs qui cherchent à se faire du fric sur la tête des malheureux – ce qui est vrai pour certains, mais ça veut pas dire que tout le monde fonctionne pareil ! Mais si maintenant on me dit que l’éditeur il ne sert plus à rien parce que l’auteur peut se débrouiller seul… Bah y a plus qu’à descendre dans notre sous-sol, là où on entasse tous nos livres chéris depuis des années, et s’y enfermer pour ne plus jamais en ressortir.  Parce que de toute façon, on ne fait pas ce boulot parce qu’il y a de la place, pas pour la reconnaissance ou pour le salaire, mais bien parce qu’on a la passion des livres. Alors, finalement, quelle plus belle mort que de mourir au milieu de nos Précieux ? (Pour plus de mélodramatisme, je recommande la musique de Gladiator « Now We are free » en fond sonore)

Kobo et E-books

Je dois confesser quelque chose de terrible : depuis deux mois maintenant, je suis passée du côté obscur de la force. Mais je le vis bien. Si, si, je vous assure.

What happened ? Je me suis acheté une liseuse ; le Kobo by FNAC, plus précisément. Ce qui m’a décidé, c’est essentiellement le fait de pouvoir lire des livres qui ne sont plus édité en format papier, mais qui se vendent encore comme e-book. Ça, et le prix moins élevé des livres numériques – encore qu’en dehors de ceux édités par Bragelonne, ils restent excessivement chers.

Il est donc temps de faire un petit bilan.

Tout d’abord, Kobo + Adobe Digital Édition = grosse merdouille. Il ne m’a fallu que quatre jours pour foutre en l’air mon Kobo à cause de ça. Ce qu’il s’est passé : j’ai d’abord fait un premier transfert de Digital Édition vers le Kobo, avec mes livres achetés, tout s’est très bien passé. Puis, j’essaie de faire un second transfert, cette fois avec des fichiers e-pub « fait maison » : il apparaît complètement morcelé, c’est-à-dire qu’au lieu d’avoir un seul livre, j’ai dans ma bibliothèque autant de livres qu’il y a de chapitres. Et, naturellement, il est impossible de les lire car le fichier est corrompu.

J’essaie donc de l’effacer et de le remettre. Dans ma bibliothèque, les anciens livres-chapitres ne disparaissent pas, mais le nouveau fichier s’est installé correctement. Sauf que je m’aperçois alors que le bug du morcellement a atteint un autre livre, auquel je n’avais absolument pas touché. Au final, plus j’essayais d’enlever et réinstaller les e-books, plus ça s’étendait, j’ai même fichu en l’air les livres qui avaient été préinstallés sur la liseuse. WTF ?! Il a fallu faire une restauration complète et depuis, je ne touche plus à Digital Éditions. En passant directement par l’explorateur de fichier, je n’ai plus eu le moindre problème.

Second point : la bibliothèque en ligne. Il y a tout, mais… en anglais. Pour avoir des titres en français, faut prendre le temps de bien chercher. C’est fou de constater à quel point l’édition française est en retard par rapport aux maisons américaines. Sans parler des prix qui sont beaucoup plus bas par rapport aux livres en VO.

Pour l’anecdote, début décembre, je cherchais les Hunger Games. Impossible de les trouver sur la FNAC ou sur Amazon. Du coup, je me rabat sur les livres papier – en rechignant, parce que 18€ le livre, ça fait mal au derrière. Début janvier, je découvre le site immatériel, qui affiche en gros sur sa page d’accueil la couverture du troisième tome, rubrique « À ne pas manquer ». Ah, l’humour !

Mais le plus drôle, ça reste encore ça.

Troisième point : la qualité des e-books. Comme je le disais, j’ai surtout craqué à cause des livres qui n’étaient plus disponibles en version papier. Première réflexion : c’est quoi ces e-books foireux ? La première page qui est en page 2, laissant un visuel tout blanc, le temps de chargement, et oh, une jolie faute dès la seconde ligne sur l’un des livres préinstallés sur la liseuse (un livre de Gallimard, tiens, ça me rappelle quelque chose…)

Non, mais faut pas s’étonner que les gens téléchargent quoi… Je veux bien qu’il faille du temps aux maisons pour former leur personnel à la conception de e-book, mais encore une fois, si les Américains le font, pourquoi pas nous ?

Des fois, j’ai le sentiment que les maisons françaises cherchent à se saboter elles-mêmes. Genre, elles n’ont vraiment pas envie que les livres électroniques percent alors elles font tout pour décourager les gens : prix excessifs, bibliothèque peu fournie, mauvaise qualité… Qu’on soit pour au contre les e-books, je trouve quand même que ça craint…

L’arnaque des e-books

 

S’il y a bien quelque chose qui me frustre depuis que je suis partie pour mes études, c’est d’avoir dû restreindre de façon drastique mon budget culture, y compris pour les livres.

Je suis toujours la première à râler sur le prix d’un livre, mais tout de même, qu’on ne vienne pas me dire que les éditeurs s’en mettent plein les fouilles au détriment des auteurs comme des lecteurs. C’est une idée très répandue, mais il n’y a pas que les grands groupes qui existent !

Grosso modo, dans un livre, 50 à 55% du prix de vente hors-taxe est pour le distributeur. Pour l’auteur, c’est 8 à 10 % du prix HT, parfois 12%. Mettons pour un livre à 21,10€ TTC soit 20€ HT, cela fait 10€ après remise distributeur, 8€ après avoir enlevé les droits d’auteur. Dans ces 8€, il faut encore compter la fabrication, l’impression, la publicité, le stockage, les charges diverses et variées. Au final, il ne reste plus grand-chose.

Par contre là où le bât blesse, c’est sur les e-books. Avez-vous remarqué à quel point ils sont chers par rapport aux versions papier ? Il suffit d’aller faire un tour sur le site de la Fnac pour s’en rendre compte ; c’est juste hallucinant ! Cet article présente un exemple concret d’arnaque au prix : un livre sur Bob Dylan à 22€ trouve sa version e-book à 18€. Alors que la version poche est à 9€…

Nul doute que là, la marge de l’éditeur n’a plus rien à voir. Plus de frais d’impression, plus de stockage… Je doute fort que la TVA à 19,6% au lieu de 5,5% soit une excuse pour justifier un prix aussi élevé. Et après il y en a qui râlent que c’est la fin de l’Édition. Et les imprimeurs ? Et les libraires ? C’est tout de même eux qui sont le plus à plaindre – surtout les libraires.

En tout cas, je ne m’éterniserai pas sur les autres aspects négatifs des e-books : le prix des lecteurs, la dématérialisation du support, l’impact écologique, le confort de lecture. Cela restera à l’appréciation de chacun.