Une page qui se tourne

Voilà, les résultats sont tombés mercredi. 100% d’admis en BTS édition pour notre promo, ce n’est pas la classe, ça ?

Je dois avouer que je suis extrêmement soulagée. Je ne suis pas une personne qui a naturellement confiance en ses capacités, surtout pas depuis le fiasco du bac. Maintenant, il faut que j’arrive à me résoudre à lâcher mon appart’. Là, c’est carrément trop dur ! Parce que même si des fois je me sentais un peu seule, j’ai finit par vraiment apprécier Toulouse.

J’ai passé deux merveilleuses années dans une ambiance particulièrement sympa. Les copines et les profs vont me manquer ! Finis les repas de midi ensemble à demander « Qu’est-ce que tu as ? Oh, encore des pâtes ? ». Fini les cours d’éco et de fab qui virent en discussion sur l’actualité ou en anecdotes sur ce que sont devenus d’anciens élèves. Finit les cours d’info où le prof menaçait de se fracasser la tête contre le bureau parce qu’on lui demandait sans arrêt de répéter (là, je crois qu’il y en a un qui sera content par contre !) Finit les profs qui nous conseillent quelque chose sur nos projets et les suivants qui nous disent de ne surtout pas faire ça.

Honnêtement, l’idée de continuer l’an prochain m’angoisse un peu. J’ai la trouille de me retrouver de nouveau dans un cadre très scolaire et carré où les profs se contentent de débiter leurs cours et de s’en aller et où chaque élève reste dans son coin comme c’était à la fac… Ces deux années ont été tellement merveilleuses que de toute façon tout ce qu’il y aura après ne pourra être que fade. Enfin, j’espère que je me trompes !

Bon, aller ! Maintenant, il faut que je m’attaque aux CV. Mine de rien, tout ça ne va pas se faire tout seul !

Publicités

BTS édition : quels débouchés ?

Mais où est passé le mois d’avril ? Nous sommes déjà en mai, et dans moins de deux semaines, je commence les premières épreuves écrites.

Passer l’examen, c’est une chose. Décider quoi faire l’an prochain, s’en est une autre. Pour l’instant, j’ai décidé de tenter la licence pro, mais je ne me sens pas très motivée. A vrai dire, je n’ai même pas encore envoyé mon dossier… Les deux seules raisons qui m’y poussent, c’est que cette licence proposerait une formation sur le livre numérique et qu’elle est plus axée marketing que technique de fabrication pure. Du coup, c’est, selon moi, un excellent complément.

Soit dit en passant, à partir de la rentrée prochaine le nouveau référentiel se mettra en place. La lacune concernant le livre numérique sera donc comblée, mais je n’en sais pas beaucoup plus.

Bref, d’autres parmi mes camarades veulent se lancer à pied-joint dans la vie professionnelle. Alors la question, c’est : quels débouchés après un BTS édition ?

Premier point, la formation se veut assez complète. En théorie, en sortant du BTS, on est sensé être capable de monter sa propre maison d’édition. Mais ça, c’est de la théorie. Je ne dis pas que ce n’est pas possible, mais, par exemple en ce qui concerne notre promo, j’ai quand même le sentiment qu’on a des lacunes niveau distribution/diffusion…

L’avantage d’une formation complète, c’est qu’au moins on peut plus facilement savoir dans quels domaines on a des affinités. Moi, par exemple, je ne serais jamais correctrice/préparatrice de copie, ça c’est clair. Certains dans ma classe adorent la maquette, d’autres brillent dans la fabrication. Le stage obligatoire aide lui aussi beaucoup au choix – enfin, s’il se passe bien.

Les métiers auxquels on peut accéder sont divers. Assistant éditorial, préparateur de copie, fabriquant… Le seul auquel on ne peut prétendre est maquettiste, car on nous offre les bases, mais si c’est ça qu’on vise, mieux vaut viser un BTS Communication visuelle par exemple.

Maintenant, concrètement chez les éditeurs ça donne quoi ?

Côté éditorial ? J’entends dire de tous les côtés que c’est bouché. Dommage, c’est ce qui plait le plus au plus grand nombre. C’est peut-être un peu pour ça aussi… Alors l’assistant éditorial, il va falloir s’accrocher.

Côté fabrication ? D’après un de mes enseignant qui a tenu une réunion avec des professionnels, ainsi que d’après les propos d’une responsable de l’Asfored lors du Salon du Livre, les éditeurs sont actuellement en pénurie de fabricants. Ça tombe bien, parce que le BTS édition – comme on nous l’a gentiment rappelé – c’est avant tout pour devenir fabriquant. Alors là, c’est l’occasion.

Côté distribution ? J’ai remarqué en parcourant des annonces depuis plusieurs mois que les éditeurs demandent pas mal de responsables marketing. Ça peut aussi être une occasion. Sauf que pour ça, le BTS édition n’est pas indiqué. Sur le CV, ils demandent souvent des Master en communication ou management. Un DUT info-com’ option métiers du livre et de l’édition doit être mieux indiqué qu’un BTS pour commencer après le bac.

Voilà pour ce petit tour d’horizon. 🙂

BTS : les oraux blancs

Et voilà, la première journée d’examens blancs est terminée. Le plus dur est passé : les oraux de projet et d’anglais. Enfin le plus dur… Ceux que je redoutais le plus quoi.

Et la bonne nouvelle, c’est que le bilan est plutôt positif. Côté projet, je pense l’avoir assez bien défendu même si j’ai fait la boulette de dire que, selon mon opinion personnelle, les livres sont chers, raison pour laquelle je préférerai éviter de vendre un livre de 160 pages à 19,90€. Même s’il est illustré et imprimé en quadri sur du papier de qualité. Au bout d’un moment le temps a quand même commencé à paraître long, et à la fin j’avais l’impression qu’ils ne posaient plus que des questions pointilleuses juste pour passer le temps. Et les questions pointilleuses, moi, ça me déstabilise. Surtout que les projets sont encore loin d’être bouclés et qu’il y a encore plein de choses à revoir. Deuxième erreur.

Quant à l’oral d’anglais, jamais je n’aurais cru qu’il puisse se passer aussi bien ! L’après-midi avait déjà très mal commencé, je me suis tapé une bonne grosse migraine oculaire à cause du stress du projet (stress que je n’ai même pas réellement ressenti, c’est ça le pire!), j’ai commencé à paniquer à cause du bus qui n’arrivait pas, et le bouquet, j’ai loupé mon arrêt à la descente, arrivant ainsi avec dix minutes de retard. Par miracle, il y avait déjà du retard sur le planning de passage.

J’ai eu droit à un texte sur la « cape d’invisibilité » des Japonais, une combinaison qui permet de réfléchir la lumière, créant ainsi une illusion d’invisibilité. Avec une jolie évocation de la cape d’invisibilité d’Harry Potter. Du coup, je me suis souvenu de ce vieil article posté sur Poudlard.org qui parlait également d’applications militaires dont il n’était pas fait mention dans le texte étudié. Petit moment de fierté personnelle !

Finalement, en sortant la prof m’annonce un 13. Le choc ! Moi qui n’ai jamais dépassé 9 à l’oral dans cette matière ! Maintenant, je prie pour que cela se passe aussi bien le jour du vrai BTS.

Bref, maintenant c’est le week-end. Je compte bien décompresser avant de songer aux écrits. Je n’ai plus qu’une envie : LIRE ! Ça fait une semaine que je suis sur Fièvre fatale, j’aimerai bien pouvoir continuer à l’avancer. Et peut-être écrire un peu aussi. Vivement qu’on invente des journées à 36h !

Questionnement métaphysique

Y a des jours comme ça où je me demande à quoi ça sert qu’on nous embête autant pour nos projets. Bon, les demandes de devis, je peux comprendre, c’est formateur. Mais exiger les livres en blanc ?!

En ce moment, nous sommes en plein dans nos demandes de devis. Qui consiste donc, à aller voir des professionnels (photograveur, maquettiste, imprimeur…), à leur mentir effrontément en nous faisant passer pour des éditeurs, ceci afin de pouvoir chiffrer notre projet. Le problème, c’est qu’il y en a, ils nous repèrent du premier coup. Et des fois c’est très comique. Rien qu’aujourd’hui, on a eu droit au névrosé paranoïaque qui a pris une camarade pour une consoeur cherchant à se faire passer pour une éditrice dans le but de l’espionner et un orgueilleux qui a envoyé bouler une autre camarade de façon vraiment brutale.

D’un côté, je comprends que ça les enquiquine, ils n’ont pas que ça à faire. Mais je trouve aussi important d’avoir ces devis, car après tout, on est de futurs professionnels. Si on n’est pas capable d’obtenir un devis maintenant, puis de les comparer pour choisir ce qui est le plus avantageux, on ne fera certainement pas de bons éditeurs plus tard.

Reste les livres en blanc, qu’on doit demander en Chine, les imprimeurs français ne les faisant pas ou les facturant très cher – tiens, comme c’est étrange ! Non mais à quoi ça sert qu’on ait impérativement notre livre non-imprimé le jour de l’examen ?

Déjà, dans la vie réelle, je ne vois pas quel éditeur ira demander systématiquement un libre en blanc à son imprimeur. S’il y a un coffret, oui, certes, c’est utile d’avoir vraiment les dimensions exactes et pas une estimation.

En attendant, il y en a qui rament pas mal pour les avoir, les imprimeurs chinois exigeant la preuve que la société qu’on prétend représenter existe bel et bien, facturant ledit livre ou demandant à ce que nous nous engagions à signer avec eux. Dans un cas comme dans l’autre, on ne peut le leur reprocher, c’est quand même des frais pour eux, et demander des livres en blanc alors que notre projet ne se concrétisera jamais, c’est, je trouve, extrêmement abusif.

Et si encore c’était la seule chose à aller de travers dans cette formation…

Le fiasco du BTS Blanc

Et bien voilà une longue semaine qui s’achève. Dans la douleur, malheureusement. Et même la perspective des vacance ne saurait être réjouissante.

Bilan global mitigé sur le BTS blanc. Mes moyennes vont chuter, c’est certain – dommage pour une fois que j’en avais de bonnes partout… Mais bon, j’ai délibérément fait le choix de sacrifier les révisions au profit du projet, parce que c’est vraiment un LE gros morceaux.

Sauf que c’était pas une bonne idée. Mais alors pas du tout.
Je viens de sortir de l’oral blanc et je suis très remontée. Par quoi commencer ?

Déjà, les feuilles jaunes qu’on devait faire valider, c’est, comme l’a dit le prof de fabrication pour éviter que le jour de l’exam on nous dise que notre projet ne vaut rien. Rappel des épisodes précédents : on me refuse d’abord la validation parce que pas assez ambitieux. Je retravaille le tout, c’est validé. Autrement dit, les Professeurs de Paris, mais aussi les miens se sont penchés dessus et n’ont rien trouvé d’incohérent.

Et ben aujourd’hui ils n’ont rien trouvé de mieux que de me dire que ça ne valait rien, que ça ne tenait pas la route. Résultat, j’en suis au même stade qu’en octobre, lors du premier refus, il va falloir que je revois toute la partie éditoriale et toute la partie technique. La forme de l’ouvrage va changer complètement, ma difficulté technique ne sera plus la même. On est quand déjà – en décembre ? Oh, ben oui, pourquoi pas…

L’autre gros reproche qu’ils m’ont fait, c’est que j’essayais d’expliquer comment j’en étais arrivée à tel ou tel choix. Personnellement, ça me paraît important, ce cheminement dans le raisonnement. Mais non, ceux de mon jury attendaient qu’on soit catégorique, et surtout qu’on sache tout. On n’a demandé aucun devis, mais je me fais rembarrer parce que je ne peux pas dire exactement combien va coûter l’ouvrage, par exemple.

Là où ça devient vraiment n’importe quoi, c’est que dans l’autre jury, c’est exactement l’inverse qu’ils attendaient. Ceux qui étaient trop catégoriques se faisaient rembarrer parce qu’ils voulaient que l’élève montre que son projet il ne l’a pas construit sur rien, qu’il s’est renseigné, à réfléchi.

Et le bouquet : deux semaines avant l’exam, je vais voir la prof de maquette pour lui expliquer que je veux prendre un artiste qui réalise des photomontages comme illustration, et je lui demande comment je peux m’en tirer au niveau des droits. Elle me répond que le graphiste devra utiliser des images libres de droits. Aujourd’hui, cette même prof me ressort que je ne peux pas faire comme ça.

Quelque part c’est humiliant. Je ne l’ai pas pris comme ça sur le coup, mais c’est franchement humiliant. Qu’ils s’attendent à ce qu’on se comporte comme des professionnels, d’accord. Mais on reste encore avant tout des élèves, et eux ils sont là pour nous guider, nous aider. Déjà, quand on posait des questions, on avait droit à des « tu peux faire ça » tandis qu’un autre disait « non, c’est une très mauvaise idée ». Soi-disant qu’on doit faire nos choix et décider nous-mêmes. Mais merde à la fin. On n’a pas la science infuse, on n’a pas réponse à tout !

On a besoin d’eux, on a besoin qu’ils nous apprennent quelque chose. Et finalement on n’apprend que dalle.

Validation des projets

Voilà presque un mois que nous sommes rentrés, et apparemment, aucun de nous n’a vu le temps passer – est-il vraiment possible qu’on soit déjà en octobre ?

Aujourd’hui, nous avons appris que la réunion pour la validation des fiches de suivi des projets aura lieu à la fin de la semaine prochaine. On savait que ce serait dans ces eaux-là, mais entre « mi-octobre » et « la semaine prochaine », il y a comme une petite différence.

Personnellement, je suis désespérée – pour ne pas dire paniquée – depuis la rentrée. L’an dernier, nos projets étaient sans cesse remis en question pour nous montrer qu’il faut parer à toutes les éventualités pour avoir un dossier en béton. Maintenant, le refrain, c’est plutôt « oui » ou « si vous voulez » à tout ce qu’on propose. Notre professeur principal nous prend un à un par ordre alphabétique pour en parler, mais c’est très long. Je ne suis même pas certaine de pouvoir passer demain et j’ai vraiment, mais vraiment besoin d’un avis.
Franchement, je regrette le départ de notre ancienne prof d’édition, elle aurait pu nous rassurer et nous aider en déchargeant un peu notre prof principal.

Pour couronner le tout, en maquette, la prof nous impose (je ne sais pas d’où ça vient, mais paraît que cette année pas le choix…) de prendre une maison d’édition déjà existante plutôt que de créer fictivement la nôtre. Pour la semaine prochaine, il faut qu’on finisse de boucler la charte graphique, puis on commencera à travailler sur les couvertures…
Là, j’ai juste l’impression de débarquer dans un autre monde. Personne n’a encore vraiment finalisé son projet, on est totalement dans le flou, en train de couler à pic, mais il faut déjà qu’on s’attaque à du concret…

Je la sens vraiment très mal toute cette histoire.

Stage !

Je n’ai pas écrit d’articles depuis un moment et je m’en veux. Il faut dire que j’étais particulièrement occupée à ne rien faire.

Il y a un peu moins de deux semaines, alors que les cours étaient déjà terminés, la nouvelle est tombée : enfin un stage ! Et j’ai de la chance : tout près de là où j’habite. Pas besoin de voiture, c’est en plein centre ville. Ça tombe bien, j’ai pas le permis

Pour la forme je râlerai contre le fait qu’à une semaine près, ils auraient été obligés de me payer. Mais bon, vu que je gagne le droit de me m’inscrire en seconde année, de passer le diplôme et de découvrir tout-comment-ils-font-les-vrais-pros, c’est vraiment pour la forme.

Lundi dernier j’ai donc pu découvrir à quelle sauce on allait me manger. Tâches administratives : pour le moment, accusés de réception après réception des manuscrits, relances, envoie de bons de commande aux librairies…

J’aurai appris pas mal de choses, comme le fait qu’il n’y a pas deux types de contrats, mais trois (compte d’auteur, compte participatif, compte d’éditeur) ou encore le fait que comme sur HPF, une bonne partie des auteurs qui font parvenir leur manuscrit, sont des boulets. Y en a c’est mignon, mais pensez au stagiaire avant de faire des bêtises

Vide abyssal…

Un grand vide.
Voilà ce que je ressens en ce moment. Je m’empêche de penser à des « Et si » parce que ça ne donnerai rien de bon.

Avant de partir pour le festival, l’administration s’est brutalement réveillée. Pas de stages ? Bah oui, on est trois dans ce cas. Et on fait quoi si vous trouvez pas ? Qu’est-ce que vous voulez que je vous réponde ? Oui, je sais que l’année précédente, ils étaient une quarantaine, et qu’ils ont tous trouvé alors que nous on n’est que quinze.
Comme ils le souhaitaient, j’ai eu l’occasion de faire la liste de tous ceux à qui j’ai demandé, avec en prime ceux à qui je vais demander. C’est simplement déprimant.
Vingt-et-une demande. Dont seize réponses négatives, quatre qui ne répondront jamais parce que c’est des grands groupes, et un complètement injoignable. Et je ne parles pas des quinze nouvelles lettres qui viennent de partir.
En fait, je suis juste blasée. Blasée parce que j’ai pas le sentiment que les autres aient eu à faire autant de demandes – j’ai d’ailleurs supprimé ma photo de mon CV, au cas où. Blasée parce que je sais que je vais encore avoir droit à une quantité de refus. Blasée parce que quand je vais les voir directement aux salons ma phobie m’empêche d’avoir une attitude sûr de moi, d’insister un peu, de me vendre.
Et au final, si pas de stages, pas de BTS. Après cinq ans de lycée, le bac au rattrapage au second essai, une année de fac qui fut catastrophique, une année à rien faire parce que je trouvais pas de petit boulot, maintenant que j’arrive enfin à m’en tirer en cours en faisant quelque chose qui me pasionne réellement, il y a de quoi être de bonne humeur…

Recherche de stage… Toujours…


Hier, je me suis rendue au salon de Balma avec l’espoir d’y rencontrer des éditeurs. Nous sommes mi-avril, je n’ai toujours pas de stage. Cela a tout simplement été une catastrophe, mais je préfère ne pas m’étendre là-dessus.

Depuis le début de mes recherches, j’ai eu l’occasion de tomber sur toutes sortes d’éditeurs.

Pour commencer, il y a les snobs, qui ne vous répondent pas, même après relance et qui sont mystérieusement injoignables au téléphone. Les moyens et les gros. Encore que de ce côté là, j’ai pas trop à me plaindre, ils n’ont pas été nombreux.

Ensuite, il y a ceux qui ont l’amabilité de vous répondre, même si c’est pour un non. Ceux-là, je ne leur en veux pas, ils ont eu la gentillesse de prendre un peu de leur temps pour me faire parvenir la réponse.

Il y a également ceux qui ont essayé de répondre autre chose que non, mais qui n’ont finalement pas pu me prendre. C’est notamment le cas de Mnémos, que je me permets de citer, car je conserve une bonne impression de cette maison après quelques messages échangés.

Enfin, il y a les arrogants. Évidemment, je ne citerai pas de noms, mais j’en place trois dans cette catégorie. Dont un à qui je n’ai pas eu à faire directement, c’est une camarade de classe qui en a fait les frais. Le problème avec ces trois-là, c’est qu’ils ne veulent pas nous prendre, mais les profs leur forcent un peu la main. Eux, ce qu’ils veulent, c’est des élèves parfaits et totalement indépendants qui connaissent le métier sur le bout des doigts. Le problème, c’est justement qu’on est des élèves. Et seulement en première année qui plus est.

Qu’on refuse quelqu’un parce qu’on a des difficultés financières, c’est tout à fait compréhensible. Qu’on refuse quelqu’un parce qu’on n’a pas envie de s’encombrer de ce qu’on considère dès le départ comme un boulet, c’est proprement répugnant comme attitude. Pour le moment, on est là pour apprendre. Est-ce que c’est si difficile que ça à comprendre ? Eux aussi, ils ont bien dû passer par là un jour… Alors mince qu’on nous laisse notre chance !

Le BTS édition : késako ?

Je me souviens, lors de la rentrée à la fac en Licence Lettres Moderne, les enseignants nous avaient présenté un graphique représentant les choix d’orientation des élèves de cette section. Les métiers de l’édition arrivaient en troisième position, mais le pourcentage n’en restait pas moins conséquent.
Je me demande combien sont parvenus au bout. Pour ma part, ni l’IUT ni la fac ne semblaient faits pour moi. Le premier parce qu’il fallait un bon dossier, ce qui est loin d’être mon cas. Le second parce qu’il faut beaucoup d’autonomie et d’autodiscipline pour réussir. Que voulez-vous, moi, je fais parti de ces gens qui ont besoin de savoir pour quoi ils travaillent. Savoir décortiquer et analyser un extrait de L’Assommoir, c’est bien, mais à quoi diable cela va-t-il me servir ? À reconnaitre le talent quand il me passera sous le nez sans doute, encore que si le talent d’un auteur pouvait garantir les ventes, ça se saurait… *tousstwilighttouss*

Bref, le BTS Édition me paraissait tout indiqué. Une formation concrète et complète, un stage obligatoire pour découvrir le monde de l’édition et un projet éditorial à présenter. Mais alors concrètement, c’est quoi ?

Commençons par le plus gros morceau : la fabrication (4h/semaine)
L’enseignement est assez large. Jusqu’à présent nous avons pu étudier la chaîne graphique (pour simplifier, toutes les étapes de la fabrication d’un livre jusqu’à sa mise en place en librairie), la photogravure, les trames, le traitement des images, le papier, les procédés d’impression… À côté de ces cours théoriques, nous avons aussi des cours plus pratiques de réalisation de devis : quel format de papier sur quelle machine, combien cela va coûter ?
Évidemment, les devis peuvent être fournis par les imprimeurs. D’ailleurs, ils le sont. Mais avant de se lancer dans un projet, un éditeur doit être capable d’évaluer la rentabilité du dit projet pour connaitre la solution la moins coûteuse. Loin de la beauté de la Littérature, ça reste une entreprise.
* Préparation de copie (2h/semaine)
Ou comment ne pas être d’accord avec ses profs. On ne dirait pas comme ça, mais la langue française est non seulement pleine de pièges, elle est aussi pleines de "plusieurs solutions existent". Quoi qu’il en soit, pour cette matière, mieux vaut-il être bon en orthographe.
* Maquette (2h/semaine)
Qui pourrait croire, en regardant un magasine que ce fouillis apparent est en fait soigneusement organisé par le biais d’une grille modulaire ?
Le maquettiste aura pour mission d’ordonner les éléments entre eux, d’établir la charte graphique selon ce qui aura été prévue par le cahier des charges.
* Économie (2h/semaine)
Enseignement des notions de base en économie, les entreprises, les moyens de financement, les statuts… Pour le "cas où" nous souhaiterions plus tard monter notre propre entreprise.
* Droit (1h/semaine)
Là aussi il s’agit d’un enseignement de base en droit : personnes physiques ou morales, contrats, etc.
* Gestion (1h30/semaine)
De la comptabilité pure et simple. Même si le prof nie (enfin, il nie surtout que "c’est des math en fait") Pour un projet, on nous apprendra à savoir établir la marge nette, le seuil de rentabilité, le compte de résultat, etc.
* Culture générale, dit Français (2h/semaine)
Parce qu’un éditeur doit avoir une solide culture générale. Les exercices demandés sont assez proches de ce qui est demandé en lycée quoi que moins exigent – pour ceux qui ont fait L en tout cas. Deux parties à l’examen : savoir analyser un corpus de documents, et savoir structurer une opinion en se fondant sur des exemples issus de notre culture générale.
* Anglais (2h/semaine)
* Édition (1h30/semaine)
Pour le moment, nous n’en sommes qu’à des généralités sur les maisons de l’édition, l’état du marché du livre. Parait-il que l’an prochain nous entrerons davantage dans le vif du sujet avec la loi Lang, les droits d’auteur, la distribution…
* Informatique (3h/semaine)
Apprendre à maitriser les logiciels les plus utilisés par les éditeurs. À savoir Adobe Créative Suite (In Design, Photoshop, Illustrator..) Si comme moi vous avez des tendances geeks et que vous n’aimez pas les Macs, pensez à vous acheter une corde immédiatement.

Toutes ces matières ont pour but de nous former au métier d’Assistant d’édition, qui doit être polyvalent et maitriser toutes les sous-divisions. Cependant, rien n’empêche de se spécialiser par la suite dans une branche, que ce soit la maquette, la fabrication, la correction de copie…

Le seul gros bémol : avec trois classes dans toute la France, c’est pas nous, pauvres BTS Éditions qui allons dominer le monde. D’un autre côté, c’est tellement la galère pour trouver un simple stage que je n’ose pas imaginer ce que ça va être pour trouver un travail… Faut y croire.