Anges d’Apocalypse 1

tourmentAnges d’Apocalypse 1 – Le Tourment des Aurores
de Stéphane Soutoul

Éditeur : Rebelle
ISBN : 978-2-365338-031-7
Prix public : 19.90 €

Présentation éditeur :

Deux corps pour une seule âme. Impossible selon vous ?
C’est pourtant le fardeau que j’endure suite à la malédiction lancée par un sorcier. Tout ça parce que j’ai eu le cran de refuser ses avances. Pour la peine, je l’ai tué, mais en attendant quelle plaie ! La nuit, je suis Famine, l’un des quatre cavaliers de l’apocalypse, et ex-meurtrière qui s’est reconvertie dans la profession de garde du corps. Et lorsque vient le jour, je me trouve coincée avec l’identité de Samantha, une lycéenne des plus ordinaires.
Comme si je n’avais pas déjà suffisamment d’ennuis avec deux vies à mener de front, la Cour des sorciers de Toronto vient de me confier la protection de son lord. Il faut dire que certains de ses dissidents se sont mis en tête de le supprimer. Cette fois-ci, je n’ai pas le droit à l’erreur, même si mon côté humain a choisi le mauvais moment pour s’enticher d’un étrange garçon, le genre craquant, mais véritable nid à problèmes…
Je vous le dis : pas facile de gérer deux existences à la fois !

Mon avis :

Le Tourment des Aurores est le troisième texte que je lis de l’auteur. Les deux précédents étaient des nouvelles. Celle qu’il a signée dans le Lamento des Ombres avait été pour moi un pur coup de cœur. Celle de Saisons païennes une très grosse déception car ce n’était finalement qu’un PWP (1) Si je ne m’étais pas accordé deux jours de digestion, j’aurai clairement placé ce premier tome entre les deux : ni bon, ni mauvais, juste moyen.

Anges d’Apocalypse est un roman de Bit-Lit dans le sens le plus pur. Tous les codes du genre sont présents : un décor d’Urban Fantasy avec plein de créatures nocturnes comme on les aime, une héroïne qui sait se battre, ne mâche pas ses mots et n’est pas censée faire partie des gentils même si on s’attache à elle, une situation délicate qui vire à la catastrophe…

Le principal point qui fait que le roman se démarque de tous les autres ouvrages de Bit-Lit que j’ai lu, c’est justement l’héroïne, qui n’est autre que Famine, un Cavalier(ère?) de l’Apocalypse. De surcroît, elle subit une malédiction qui l’enferme dans corps d’une adolescente le jour.

Ce dernier point m’avait laissé plutôt sceptique au début, d’autant que ça me rappelait très fortement le slogan du film Hanna Montana : « Lycéenne le jour, rockstar la nuit. » Bref, je craignais un résultat kikoololesque, mais il n’en est rien. Bon, certes, je me suis plutôt ennuyée dès que Samantha, l’autre identité de Syldia-Famine, faisait son apparition. Mais étant donné que je me suis ennuyée sur les trois quarts du livre, on ne peut pas dire que ce soit représentatif. L’histoire de Sam n’est pas sans intérêt puisqu’elle aura son importance sur la fin.

Pourquoi dis-je que je me suis ennuyée ? Un point que je reproche souvent aux romans de Bit-Lit, c’est de manquer d’explication sur leur univers. C’est un travers dans lequel ne tombe pas Anges d’Apocalypse : l’auteur prend le temps de nous décrire la ville de Toronto, de nous parler du passé des quatre sœurs… Par contre, on tombe dans l’excès totalement inverse : trop de développement, trop de bla-bla. Au début, certains faits nous sont rappelés minimum deux fois, et le pire, c’est Syldia, dont la moindre prise de parole est aussitôt justifiée par ses pensées, au cas où on ne serait pas capable de cerner le personnage par nous-même. Non seulement j’avais envie de lui hurler de se taire, mais en plus, je me suis sentie frustrée, parce que j’avais l’impression que l’auteur me privait de mon droit, en tant que lectrice, à me faire ma propre idée du personnage, mes propres théories vis à vis de ses réactions. Entre les univers sous-développés et le trop-plein d’explication, j’aime quand même garder une certaine liberté d’imagination. À côté de ça, c’est l’auteur ne s’attarde pas sur les autres personnages, de sorte qu’ils paraissent oubliés (à la limite, on pourrait mettre ça sur le compte du nombrilisme de Syldia, mais bon…)

Le résultat de tout ce bla-bla, c’est qu’à la 150ème page, Syldia n’a toujours pas commencé sa mission à un demi-million de dollars, et que l’action ne démarre vraiment qu’à la 300ème page.

Néamoins, je ne regrette pas de m’être forcée à continuer jusqu’au bout. Finalement, malgré tous les reproches que je peux faire au livre, l’étincelle est là. Ce n’est pas un livre que j’ai lu, et oublié aussitôt refermé. C’est un livre qui continue à me travailler, un livre dont j’aurai aimé discuter avec d’autres personnes qui l’ont lu, pour connaître leur avis, confronter nos points de vue. J’en imagine déjà la suite, trop curieuse pour attendre.

En résumé :

Un roman de Bit-Lit qui a indéniablement des qualités, à commencer par son originalité. Syldia est pour moi développé à l’excès, mais d’autres apprécieront certainement le travail effectué autour de ce personnage auquel on s’attache vite, en fin de compte. Si ce livre vous tentes, n’hésitez pas !

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(1) PWP : « Plot ? What Plot ? », ou « Porn Without Plot ». Terme à la base employé dans le monde des fanfictions. Il s’agit des textes qui ont pour seul but de détailler de manière explicite une partie de jambes en l’air, sans scénario derrière ou très peu.

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Alpha & Omega T3

Alpha & Omega 3Jeu de piste
par Patricia Briggs

Éditeur : Milady
ISBN : 978-2-8112-0834-9
Prix public : 7,10 €

Présentation éditeur :

Depuis que les loups ont révélé leur existence, c’est sur Charles, l’exécuteur du Marrok, que repose la responsabilité de discipliner les meutes des États-Unis. Bien qu’il endosse ce rôle avec stoïcisme, sa compagne, Anna, devine la violence qui le ronge de l’intérieur. Détourné provisoirement de sa fonction de bourreau, Charles devient un héros malgré lui pour aider le FBI à traquer un dangereux tueur en série. Un tortionnaire qui considère les loups-garous comme des proies de premier choix…

Mon avis :

Depuis leur coming-out, Charles, en tant que fils du Marrok, est obligé d’exécuter bien plus de loups dangereux que d’ordinaire. Toutes ces morts lui pèsent terriblement sur la conscience, mais il refuse obstinément toute aide de la part d’Anna. C’est dans ce contexte de crise sans précédent au sein du couple que débute notre histoire. Et à l’intrigue de démarrer : Bran envoie Anna aider le FBI sur une affaire de tueur en série.

Ayant lu les deux précédents tomes et la préquelle il y a longtemps, je craignais de me plonger ainsi dans ce nouvel opus sans relecture préalable. J’avais bien aimé ces premiers volumes, mais ils ne m’ont pas fait forte impression, ne me laissant que de vagues souvenirs.

Ce troisième volet m’a paru bien différent. Pour commencer, en dehors du clin d’œil aux évènements survenus dans Mercy Thompson (dont je n’ai pas encore lu le tome 6), je ne me suis jamais sentie perdue. Les personnages que nous découvrons sont nouveaux et s’il est besoin d’expliquer quelque chose, Particia Briggs prendra toujours la peine de nous faire un petit rappel. L’intrigue est propre au livre – même si la fin aura certainement des répercussions ailleurs. En un mot, ce troisième tome peut être lu indépendamment des autres – mais à titre personnel, je recommanderai quand même de connaître un minimum l’univers de Briggs si vous voulez vous lancer.

Du reste, comme on peut s’y attendre, on trouvera dans ce livre de la romance, du suspense et de l’action, le tout mélangé avec habileté pour donner un roman particulièrement additif. Les nouveaux personnages sont aussi intriguant que fascinant. Seul petit point négatif : certaines phrases m’ont parfois parues bancales ou obscures, chose que je n’avais ressentie jusqu’à maintenant en lisant Mercy Thompson ou Alpha & Omega.

Mention spéciale pour la fin qui m’aura laissée admirative, ébahie et terriblement frustrée bien qu’elle puisse paraître un peu rapide.

En résumé

Un livre qui peut se lire indépendamment grâce à une intrigue palpitante qui lui est propre. Grâce au mélange subtil de romance et d’action, il fut pour moi un véritable coup de cœur.

Le sang des anges

Chasseuse de vampires 1Le sang des anges
par Nalini Singh

Éditeur : J’ai lu
ISBN : 978-2-290-02252-8
Prix public : 8,90 €

Présentation éditeur :

« Je suis Elena Deveraux et j’ai beau être la meilleure chasseuse de vampires du moment, je ne suis pas sûre d’être à la hauteur de mon prochain job. Mon employeur étant le terrifiant Raphael, Archange à la beauté redoutable, je n’ai aucun droit à l’erreur… même si c’est mission impossible. Cette fois, ce n’est pas un simple vampire rebelle que j’ai à chasser. C’est un Archange déchu. Quand les Archanges jouent, les mortels cassent. »

Mon avis :

J’ai eu énormément de mal à me plonger dans ce livre, et ce pour deux raisons principales.

La première, c’est le non respect des règles de typo qui perturbe la fluidité de la lecture. Par exemple les phrases d’actions peuvent être inclues dans les dialogues sans retour à la ligne. La plupart du temps, il y a des parenthèses, mais d’autres fois elles passent tout bonnement à la trappe. Autre cas, les personnages mystérieux qui s’invitent dans les discussions.

Exemple page 56, avec un dialogue téléphonique entre Sara et Elena :
(Elena) – Blabla, demanda-t-elle à Sara.
(Sara) – Blabla, répondit Sara.
(Personnage mystère) – Blabla
(Elena) – Blabla, chuchota Elena […]

Et c’est comme ça régulièrement : comme l’auteur ne prend pas toujours la peine de préciser qui parle, si on essaye de s’y retrouver grâce à la règle qui veut qu’à chaque tiret ce soit une nouvelle personne qui prend la parole, on se rend vite compte que ça bugue. Alors après, imaginez ce qu’il se passe dès qu’il y a plus de deux personnes… (La corde est fournie).

La seconde raison qui m’a empêchée de me plonger pleinement dans l’univers, c’est l’absence de background. On a un univers dans lequel les anges règnent en maitres sur les humains et utilisent les vampires comme esclaves. Ok. D’accord. Et sinon, une petite explication à tout ça ? Non ? Si comme moi vous appréciez qu’un auteur explique son univers, sachez que les anges n’ont d’angéliques que le nom, et débrouillez-vous avec ça car vous n’en saurez pas plus.

Malgré tout ça, j’ai quand même finit par accrocher au bout d’un long – très long – moment grâce à l’histoire qui promet de l’action. Encore qu’en fait d’action, on en a plus à ruminer sur les histoires de fesses d’Elena que sur la chasse à l’archange déchu… Alors après, c’est une question de goûts…

En résumé

Un style qui laisse à désirer, un univers que l’on peut mettre un certain temps à assimiler, des histoires d’amour et de l’action.

Mercy Thompson – Homecoming

Mercy Thompson (Préquelle) Homecoming
par Patricia Briggs – Lawrence – Tsai – Woo

Éditeur : Dabel Brothers Publishing
ISBN : 978-0-345-50988-8

Présentation :

« Les loups-garous peuvent être dangereux si vous êtes sur leur chemin. Ils ont un talent extraordinaire pour dissimuler leur véritable nature aux yeux des humains. Mais moi, je ne suis pas tout à fait humaine. »

Mercy Thompson n’est pas une fille ordinaire.
Mécanicienne, dure à cuire, elle n’hésite pas à mettre les mains dans le cambouis. Et si vous la cherchez, elle se change en coyote. Un pouvoir bien pratique quand elle se retrouve plongée en pleine guerre des meutes de loups-garous, mais inefficace contre sa mère !

Note :

Après avoir écumé de nombreuses librairies et fouillé désespérément sur le net, j’ai fini par acheter ce Comics en VO, persuadée que le tirage français avait fini épuisé. Or, apparemment, je me suis trompée puisque finalement, la version française, publiée sous le titre Retour aux sources, semble de nouveau disponible sur la Fnac et Amazon.

Tant pis pour moi, de toute façon, je ne regrette pas cet achat, puisque ce livre reste très accessible, même à une quiche en anglais comme moi.

Mon avis :

Homecoming est une préquelle à la saga Mercy Thompson, puisque nous retrouvons notre héroïne à son arrivée dans les Tri-Cities. Elle cherche désespérément un emploi d’enseignante, mais ce n’est pas très concluant. Pour couronner le tout, elle se retrouve prise entre deux feu, puisqu’une guerre de meute couve entre un clan de rogue wolves particulièrement violent et celui d’Adam Hauptman.

Le fait de lire un comics, et ainsi d’avoir une représentation visuelle des personnages fut un peu perturbante au début. Pour Adam, par exemple, je l’imaginais bien plus baraqué, et pas aussi ténébreux ! Mais j’ai trouvé les graphismes vraiment sublimes.

Concernant l’histoire, nous retrouvons ce que nous savions déjà, tout en apprenant un peu plus sur le passé de Mercy. Et notamment, nous vivons en direct sa rencontre avec tous les personnages importants des romans : Adam, Stephan, Zee, Tad, Oncle Mike… Pour ma part, ce fut un véritable plaisir de tous les retrouver !

Je noterai juste une petite faiblesse au niveau du scénario, je ne vois pas l’intérêt de capturer Mercy si c’est juste pour l’obliger à passer un coup de fil et la relâcher ensuite. Le chef des rogue wolves aurait pu le faire lui-même, quoi… Heureusement, la suite fait oublié ce petit dérapage, et j’ai particulièrement aimé la toute fin.

En résumé, Homecoming est un comics à mettre entre les mains de tous les fans de Mercy Thompson.

Kate Daniels 1

Kate Daniels 1 Morsure Magique
par Ilona Andrews

Prix public : 4,99€
ISBN : 978-2-81120-084-8
(E-book uniquement, livre papier épuisé)

Présentation éditeur :

« À Atlanta deux réalités s’opposent : celle de la technologie et celle de la magie.
Pendant une vague magique, les mages sauvages lancent leurs sorts et des monstres apparaissent, les armes à feu refusent de fonctionner et les voitures ne démarrent plus. Puis la vague se retire aussi vite qu’elle est venue en laissant derrière elle toutes sortes de problèmes paranormaux. Nous vivons une époque dangereuse. Mais dans le cas contraire, je serais au chômage. Quand les gens ont des ennuis qui relèvent de l’occulte et que la police ne veut ou ne peut pas régler, on fait appel aux mercenaires de la magie comme moi.
Mais quand un nécromancien anéantit la seule famille qui me reste, je n’attends plus les ordres et je dégaine mon sabre. »

Mon avis :

En ce moment, on parle beaucoup de Kate Daniels. Et pour cause : ça y est c’est officiel, Milady ne traduira pas les prochains tomes et ne réimprimera pas non plus le tome 1. Donc, même si je me demande qui voudra commencer cette série maintenant, j’ai quand même envie de partager cette chronique.

J’ai lu Morsure Magique dans le cadre du Baby-Challenge de Livraddict. Pour être honnête, sans ce challenge, d’une, je n’aurai jamais acheté le livre, et de deux, je ne l’aurais jamais terminé. Car je me suis profondément ennuyé jusqu’à la moitié du livre.

L’histoire se déroule dans un monde qui n’a rien à voir avec le nôtre. Tout semble en ruine mais on ignore à quel point, et la Magie se bat constamment avec la Technologie. Cela fut pour moi le premier obstacle, car l’auteur ne prends pas vraiment la peine d’expliquer son univers, et s’élance comme si nous en connaissions déjà les bases de son fonctionnement. Alors bien sûr, plus on avance dans notre lecture et mieux on comprend. Mais personnellement, je suis une lectrice stupide qui aime qu’on lui explique tout.

Deuxième obstacle, l’histoire elle-même, et plus précisément, la première moitié du livre dont je parlais. Kate apprend que son oncle Chevalier est mort, et veut mener l’enquête. Dans cette première partie, elle ne fait rien d’autre qu’examiner des dossiers, se poser des questions et interroger des gens. Même si c’est utile pour poser les bases en présentant les tensions entre Le Peuple et les Changeformes, j’ai trouvé tout cela ennuyeux à mourir.

Heureusement, j’ai réussi à passer la moitié, et là, enfin, l’action arrive, saisissante et palpitante. Je n’ai quasiment plus pu décrocher jusqu’à l’apothéose du combat final, et même après, jusqu’à la toute dernière page. Lorsque j’ai refermé mon e-book, j’ai repensé à tous les gens qui se sont mobilisés pour tenter de sauver cette série, et je me suis dis qu’ils ont eu bien raison d’essayer.

En résumé, j’ai trouvé dans ce premier tome un univers complexe mais riche et une héroïne attachante. Le début est très long à démarrer, mais cela vaut vraiment la peine de s’accrocher.

Soeurs de la lune 1 – Witchling

Les soeurs de la lune 1Witchling
par Yasmine Galenorn

Prix public : 7€
ISBN : 978-2-81112-0072-5

Présentation éditeur :

Nous sommes les sœurs D’Artigo : mi-humaines, mi-fées, agents de la CIA d’Outremonde. Etre une fée dans votre monde confère bien des avantages : nous sommes plutôt bien perçues, contrairement à nos congénères un peu moins, disons… sexy. Malheureusement, notre ascendance nous joue parfois des tours. Quand elle panique, ma sœur Delilah se transforme en chat. Menolly, elle, est un vampire qui tente de s’adapter à sa condition. Quant à moi ? Je suis Camille… une sorcière. Sauf que ma magie est aussi imprévisible que la météo, et ça, mes ennemis vont l’apprendre à leurs dépens !

Mon avis :

Witchling a été lu dans le cadre d’une LC sur Livraddict, organisée pour Candyshy. Merci à elle !

Dans ce premier tome, nous découvrons les sœurs D’Artigo, de « jeunes » femmes mi-fées, mi-humaines très courageuses puisqu’elles n’hésiteront pas à tout faire pour tenter de sauver la Terre et l’Outremonde des démons qui les menacent. Et ce, malgré des supérieurs amorphes qui ont l’air de bien apprécier que d’autres soient en première ligne…

Pour être honnête, je ne sais pas trop quoi penser de ce livre, ni quoi en dire. J’ai plutôt bien accroché à l’histoire, mais il y a trop de points de « déjà vu » pour que cela puisse être un coup de cœur.

Pour commencer, les trois sœurs qui s’en vont combattre des démons, et la manière dont Camille utilise sa magie me rappellent beaucoup Charmed. Il y a ensuite les faes, les vampires, les changelings l’idée de coming out, d’agence spéciale, les Sidhes et le Kitusne. En règle générale, j’apprécie qu’un auteur s’inspire du folklore ou de séries/livres – surtout quand ces derniers n’ont déjà rien inventé. Mais trop de repompage tue le repompage. J’ai eu l’impression que l’univers entier n’était qu’une banale reprise de plein d’autres choses et que le seul point un peu original du livre c’était la trame en elle-même.

Tant que je suis dans les points négatifs, autant évoquer tout de suite les coquilles, innombrables dans cet ouvrage. Des mots qui disparaissent, des minuscules en début de phrase… Le plus terrible, c’est que je possède deux versions de Witchling, l’une papier, imprimée en 2008, l’autre en e-book, acheté cette année. Au bout d’un moment, j’ai voulu vérifier si l’éditeur avait au moins fait l’effort de corriger les coquilles entre 2008 et 2012, mais même pas. Toutes les fautes du livre étaient aussi dans le e-book ! Pour une petite structure, je suis généralement indulgente, mais pour une maison comme Milady, qui est censée avoir les moyens de payer un correcteur, c’est juste impardonnable !

Maintenant, passons aux points positifs. Tout d’abord, j’ai plutôt apprécié le style de l’auteur, qui est fluide et nous immerge facilement dans son univers. L’histoire elle-même m’a également plu, m’emportant suffisamment pour que j’arrive à faire abstraction à tout ce « déjà vu » jusqu’au dénouement final. Enfin, j’ai beaucoup aimé certains personnages secondaires comme Iris, « Flam » et Maggie – même si j’ai du mal à imaginer une gargouille mignonne…

En résumé, je déconseille ce livre aux personnes ayant lu beaucoup de Bit-Lit et qui ont déjà connu une impression d’overdose à la seule mention des mots « Fae », « Vampire » ou « Démon ». Mais si, au contraire, vous découvrez ce genre, Witchling reste une lecture agréable et divertissante, que je vous conseille.

De mon côté, je compte bien lire la suite, d’autant qu’on m’a dit que la saga devenait vraiment intéressante à partir de la moitié du tome 2…

L’Aube de la Guerrière

L’Aube de la Guerrière
Par Vanessa Terral

Prix public : 19,90 €
ISBN : 979-10-90627-06-2

Présentation éditeur :

« Marre de jouer les éboueuses! De ramper dans les divers infra-mondes à traquer les monstres les plus tordus de la Création. Et maintenant, on nous envoie sans équipier, direct au casse-pipes! Trop de boulot, qu’ils disent. Trop de manifestations. Il paraît que c’est à cause de la fin du monde. Quel monde, déjà, je ne sais pas trop… Mais quelle fin en plus?! On a déjà eu droit à l’éclipse de 1999, au bug de l’an 2000, à l’ère du Verseau qui s’est glissé quelque part là-dedans et maintenant à décembre 2012 grâce à cette connerie de calendrier maya! N’importe quoi…
Remarquez, je devrais quand même me méfier; je suis bien placée pour savoir qu’en matière de légendes, il n’y a pas de fumée sans feu. La preuve: moi, ça fait trois semaines que je suis un ange guerrier. »

À peine décédée, Solange est envoyée à l’armurerie divine. Le Livre de saint Pierre a parlé: guerrière par prédisposition naturelle, mais ange sans grande valeur, elle ne sera d’aucune utilité dans la guerre qui oppose les siens aux démons. Autant l’employer dans les Fosses, ces lieux dispersés dans les plans qui ont pour point commun d’abriter les Larves et autres créatures de cauchemar. Lesquelles ont une fâcheuse tendance à fuguer…
Un job qui n’a rien de bien intéressant – à part une meilleure connaissance des différents types d’effluves méphitiques – jusqu’à ce qu’elle découvre que les démons aussi envoient des guerriers dératiser les abords des Fosses. Dont Terrence et Aghilas… ce dernier possédant le même Don qu’elle, un pouvoir très rare visiblement: le Feu des Ténèbres.

Mon avis :

Généralement, quand on me parle de Bit-Lit, je m’attends à du réchauffé. C’est pas que les récits se ressemblent tous ou qu’on puisse interchanger les héroïnes d’une histoire à l’autre, mais un peu quand même. En ce sens, L’Aube de la Guerrière fut une véritable bouffée d’air frais grâce à un univers original et une héroïne pour le moins caractérielle. (Huum… et à titre très personnel, je dirai aussi grâce à un Kelbômec que je croquerais bien s’il n’avait pas le seul défaut d’être fictif…)

Nous suivons donc l’ange Solange – non, n’essayez pas, on la lui a déjà faite ! – morte depuis trois semaines à peine. Sa mission ? Débarrasser les différents plans d’existence des Larves, de dangereuses créatures qui annihilent tout sur leur passage. Et elle est plutôt douée pour ça. Il n’y a qu’un petit souci : ses patrons voudraient bien la voir disparaître de manière définitive…

Ce que j’ai particulièrement aimé dans ce livre, ce sont les personnages. Le vocabulaire qu’ils emploient est parfois très familier, mais dans le contexte, ça ne fait absolument pas vulgaire, bien au contraire. Cela les rend plus humains et attachants. Certaines réflexions m’ont même valu de sacrés fous rires. Idem pour certaines situations cocasses – je crois que la scène de la douche restera une de mes préférées. À côté de ça, il y a pas mal d’action, de sorte qu’à aucun moment on ne s’ennuie.

J’ai également apprécié le mélange des folklores, car l’univers dans lequel évoluent nos héros n’est pas seulement peuplé d’anges et de démons, mais aussi de dieux païens. Ce fut donc avec plaisir que j’ai découvert les moissons-des-Æsir, leurs croyances et leurs rites.

En résumé, ce premier roman est une réussite, et bien qu’étant publié depuis une quinzaine de jours à peine, je ne doute pas qu’il parviendra à faire son petit bout de chemin auprès du public.

Charley Davidson 1 – Première tombe sur la droite

Charley Davidson 1Première tombe sur la droite
par Darynda Jones

Prix public : 8,20 €
ISBN : 978-2-8112-0794-6

Présentation éditeur :

Vous savez, ces mauvaises choses qui arrivent aux gens bien ? C’est moi.

Mon nom c’est Charley et je suis la Faucheuse.

Les morts, je connais : j’en vois depuis que je suis née. Des fois, je les aide à faire des trucs du genre laisser un mot à leurs proches ou traquer leur assassin… Ça tombe bien parce que je suis aussi détective privée ! Pratique, non ? Ce qui l’est moins, c’est que les gens autour de moi ont du mal à y croire. Comme Swopes, l’agent avec qui je bosse : je voudrais qu’il me lâche un peu la grappe.

Cela dit, je pourrais le gérer si je n’avais pas d’autres chats à fouetter… comme ce bel inconnu qui vient me rendre visite toutes les nuits dans des rêves torrides et dont j’aimerais bien découvrir l’identité…

Mon avis :

Comme elle le dit si ben, Charley est « la Faucheuse ». Une parmi d’autres en réalité, même si celles-ci sont apparemment plutôt rare. Ma première micro-déception aura été d’apprendre qui l’a envoyée sur terre, car à mes yeux une Faucheuse ne devrait appartenir ni au Bien, ni au Mal. Mais passons, ce n’est qu’un point de détail.

Charley est également détective privée, et va mener tout au long de l’ouvrage une enquête sur la mort de trois avocats, tout en essayant de comprendre qui est le mystérieux inconnu de ses rêves, puis de le retrouver. Tout ça en quelques jours à peine, car Charley ne s’arrête jamais ! Ses nuits sont courtes, et sa capacité à se déplacer en un rien de temps dans une ville qui fait tout de même 550 000 habitants (Albuquerque, en l’occurrence) est impressionnante.

Et ça, encore, ce n’est pas le plus douteux niveau crédibilité. Car toute son enquête repose sur les propos des défunts, et rassembler des preuves, ça parait presque dérisoire, tant que nous, lecteur, comprenons ce qu’il s’est passé et que le méchant est arrêté à la fin. Bon, je n’espérais pas un vrai policier, faut pas pousser, et de toute façon, je n’aime pas ce genre. Ça ne me dérange pas plus que ça, mais j’ai quand même un léger goût d’inachevé.

Concernant les fabuleuses capacités de Charley, la jeune femme a déjà fait ses preuves maintes fois par le passé, raison pour laquelle son oncle est prêt à foncer tête baissée pour la soutenir. Le souci, c’est que ce n’est pas forcément le cas de tout le monde. Ainsi Charley ne se gênera pas pour envoyer bouler Swopes lorsque celui-ci tentera de faire des efforts pour la croire. Je vous jure, elle joue tellement bien la blasée ingrate que je lui aurais volontiers foutu trois claques. À côté de ça, elle finit par tout avouer à Cookie, sa meilleure amie et assistante. Je me demande encore quel est son problème…

Malgré cet aspect désolant de son caractère, Charley a une excellente répartie aura su m’arracher quelques rires, vites refroidis par l’abondance du verbe « pouffer » que l’on retrouvera presque toutes les deux pages… Est-ce que je trouve Charley attachante ? Hé, ça aurait presque pu !

D’autre part, l’intrigue reste bien ficellée, et même si je reste septique face à la chronologie, les évènements s’enchaine de telle sorte qu’il est difficile de s’ennuyer.

Bref, j’ai plutôt bien aimé – mais sans plus – le premier tome de cette nouvelle saga, qui reste un divertissement agréable. Je pense lire le second tome, mais si cette série devait encore virer « 36 tomes », je ne suivrais pas, c’est certain.

Alpha & Omega : L’origine, par Patricia Briggs

 Alpha & Omega : L’origine
par Patricia Briggs
Editions Milady

Prix public : 6€
ISBN : 978-2-8112-0498-3

Quatrième de couverture :

Découvrez la rencontre d’Anna, une jeune louve battue et violée, et de Charles, le fils du chef des loups-garous d’Amérique du Nord.
Envoyé par son père pour démêler une affaire délicate à Chicago, Charles est accueilli par Anna, que sa meute traite en esclave. Leurs regards se croisent et il comprend qu’il va devoir apprivoiser cette farouche jeune femme qui est bien plus que ce qu’elle paraît…

Mon avis :

Ce prologue à la série Alpha et Oméga, présenté sous forme d’une novella de trois chapitres, se situe dans le même univers que Mercy Thompson, une autre saga de Patricia Briggs. L’intrigue se déroule d’ailleurs en parallèle à L’appel de la Lune, premier tome de Mercy, mais il n’est pas nécessaire d’avoir lu celui-ci pour comprendre L’origine.

Par contre, est-ce que ça permet de l’apprécier pleinement, ça, c’est une vraie question. Mon homme, qui a lu L’origine sans avoir touché à Mercy Thompson, m’a dit avoir trouvé cette histoire plate. Pour lui, il manque une intrique qui maintienne en halène et donne envie de connaître la fin. L’histoire de l’enfant enlevé ne serait pas suffisamment mise en avant.

Pour moi qui lu les deux premiers tomes de Mercy, mon point de vue différent car même si je suis d’accord avec le fait que, peut-être, certains points ne sont pas suffisamment mis en valeur. Toutefois, il y a plusieurs points à prendre en compte. Déjà, les événements de Chicago sont évoqués dans L’appel de la Lune, et j’ai trouvé ça intéressant de découvrir comment cela s’est vraiment passé là-bas. Ensuite, en lisant la nouvella, on comprend vite que ce qui est central, ce n’est pas tant les soucis dans la meute que la rencontre entre Charles et Anna. Enfin, étant donné le format très court, il reste quand même assez difficile de se lasser avant d’arriver à la fin. L’action est quand même bien présente, même si elle n’arrive que sur la fin.

Bref, L’origine est le premier livre de Patricia Briggs que vous lisez et que celui-ci vous laisse une impression mitigée, essayez quand même la suite, ça peut valoir le coup. Ces 120 petites pages ne sont pas forcément représentatives de l’ensemble de l’œuvre de l’auteur.

Note :

Les Chroniques de MacKayla Lane 1 – Fièvre noire

Les chroniques de MaKayla Lane 1Fièvre Noire
Par Karen Marie Moning

Éditions J’ai Lu
Cinq tomes publiés.

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Quatrième de couverture :

Ma philosophie tient en quelques mots: si personne n’essaie de me tuer, c’est une bonne journée. Autant vous le dire, ça ne va pas très fort, depuis quelque temps. Depuis la chute des murs qui séparaient les hommes des faës. Pour moi, un bon faë est un faë mort. Seulement, les faës Seelie sont moins dangereux que les Unseelie. Ils ne nous abattent pas à vue. Ils préfèrent nous garder pour… le sexe.

Au fait, je m’appelle MacKayla Lane. Mac pour les intimes. Je suis une sidhe-seer.

La bonne nouvelle: nous sommes nombreux. La mauvaise: nous sommes le dernier rempart contre le chaos.

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Mon avis :

Le livre est terminé, j’en referme les pages. Premier sentiment : la frustration. Oui, ce livre est frustrant.

Normalement, quand on lit une série, on s’attend à ce qu’il y ait une histoire par tome, avec une intrigue plus complexe ou non, qui se déroule, elle, sur toute la série. C’est le cas des Mystères de Harper Connelly ou de Succubus. Pour d’autres les histoires sont juste des suites logiques comme dans Les Royaumes invisibles, ou Percy Jackson. Mais dans tous les cas, il y a une intrigue avec un dénouement final (souvent un affrontement avec le grand méchant.)

Dans Fièvre noire, on ne peut pas franchement dire qu’il y ait beaucoup d’actions, à la base. Et sur la fin, il y a effectivement un affrontement avec le grand méchant – enfin une rencontre, plutôt. Le souci, c’est que ça ne résout rien à l’intrigue, on n’obtient aucune réponse. Pire, on s’en pose des millions d’autres.

Et c’est pour ça que ce livre est très frustrant. Quand je suis parvenue à la fin, j’ai eu le sentiment qu’on venait de couper le roman à son tout début, quand ça devenait enfin intéressant. Et ça c’est pas correct pour le lecteur, zut !

Second sentiment : le plaisir. Parce que malgré tout, j’ai beaucoup aimé ce livre, dont j’ai eu du mal à me décrocher. Il n’y a pas beaucoup d’action, mais il y a beaucoup de mystères. L’auteur s’inspire du folklore, mais le tourne à sa sauce, de sorte qu’à aucun moment je n’ai eu ce désagréable sentiment de déjà vu. Et pourtant, au début, j’étais assez inquiète, parce que des Faë Seelie et Unseelie, c’est pas la première fois que j’en croise dans mes lectures. Me voilà donc rassurée.

Parmi les personnages, on retiendra d’abord, l’héroïne, bien sûr. Je l’ai trouvée attachante, cette jeune adulte insouciante qui est obligée de mûrir très vite en très peu de temps. On sent bien qu’elle n’est plus la même à la fin, mais le changement s’est fait en douceur, presque sans qu’on s’en aperçoive.
Ensuite vient Barrons. Tout le long de l’ouvrage, je l’ai sacrément détesté. Mais finalement, quand on voit ce qu’il fait à la fin, on se dit qu’il n’est peut-être pas si mauvais que ça… Encore que ! Il est vraiment très difficile à percer, et c’est bien ce qui fait son charme.
Le prince Seele. Bof. Pas franchement marquant. Juste envie de lui planter la flèche dans le cœur.
La vieille dame. Elle aussi, elle m’intrigue. Elle a l’air d’être une personne en qui Mac pourrait faire confiance, mais qui sait ? Au moins, dans ce livre, tout n’est pas blanc ou tout noir. Ce qui est certain, c’est qu’elle aurait pu répondre à quantité de questions.

Concernant le style d’écriture, enfin, je l’ai trouvé fluide et agréable. Mature, même. Mais il faut dire que j’ai commencé Fièvre noire juste après Vampire et célibataire, c’est pas le même niveau…

Note :