Le rêve du prunellier

prunellierLe Rêve du Prunellier
de Rozenn Illiano

Éditeur : Unseelie (auto-édition)
ISBN : 978-2-9544127-1-9
Prix public : 15 €

Quatrième de couverture :

Entends le chant des trains, et les cris d’une Reine des Neiges en furie, et le bruissement des arbres hybrides. Écoute les prières fiévreuses d’une dame d’hiver en péril, l’écho d’un bec de corneille qui cogne à la fenêtre, le bruit sourd d’un corps chutant d’un gratte-ciel. Écoute le silence des mondes qui s’entrechoquent, et le vacarme d’une graine qui grandit, bien cachée sous le bitume…

Mon avis :

Peut-être avez-vous déjà entendu parler de Rozen Illiano grâce aux magnifiques couvertures de romans qu’elle a réalisé, à ses illustrations personnelles ou encore, grâce à sa boutique de bijoux féériques. Dans ce cas, vous avez forcément remarqué qu’il se dégage quelque chose de particulier de ses créations : de la douceur, de la mélancolie…

A travers les huit nouvelles regroupées dans ce recueil, nous retrouvons parfaitement l’univers si particulier de Rozenn. Les histoires nous mènent à travers diverses mondes fantastiques et féériques, dans une atmosphère souvent hivernale et mélancolique. Le tout est manié avec une plume très sensorielle, pleine de poésie.

Les textes peuvent paraitre très différents les uns des autres, mais on se rend compte petit à petit qu’ils ne sont pas sans liens. C’est là que le titre prendra tout son sens.

Comme pour chaque recueil ou anthologie que j’ai lu, je ne peux pas dire que j’ai aimé absolument tous les textes. Mais au moins une grande partie. J’ai d’ailleurs eu deux gros coups de cœur pour La forêt d’Adria et Poe. Je regrette que les histoires m’aient paru si courtes, car prise dans mon élan, j’aurai bien voulu faire rester un peu plus longtemps dans cet univers.

Je ferai quand même deux tout petits reproches. Tout d’abord, sur les noms des personnages qui passent du français à l’anglais entre D’hiver et d’ombres et Blackthorn. Personnellement, j’ai une préférence pour la version française qui, à mon sens, montre davantage combien les Ombres sont « ce qu’elles sont ». Quoiqu’il en soit, dans un sens ou dans l’autre, il faut garder une cohérence. Second point, l’interlignage choisi pour la maquette m’a paru trop important. C’est peut-être une question de goût, mais je trouve que cela donne l’impression négative de vouloir combler un vide.

En résumé

Des nouvelles poétiques qui nous plongent dans un univers riche et fascinant. A lire absolument !

D’autres chroniques

AcrOLaureduMiroir

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Les larmes rouges 1 – Réminiscences

Les larmes rouges 1Réminiscences
Par Georgia Caldera

Editeur : Le Chat Noir
ISBN : 979-10-90627-01-7
Prix public : 23€90

Présentation de l’éditeur :

Après une tentative désespérée pour en finir avec la vie, Cornélia, 19 ans, plus fragile que jamais, est assaillie de visions et de cauchemars de plus en plus prenants et angoissants.
Elle se retrouve alors plongée dans un univers sombre et déroutant, où le songe se confond à s’y méprendre avec la réalité.
Peu à peu, elle perd pied…
Mais, la raison l’a-t-elle vraiment quittée ? Ces phénomènes étranges ne pourraient-ils pas avoir un lien quelconque avec l’arrivée de ce mystérieux personnage dans sa vie ? Cet homme qui, pourtant, prétend l’avoir sauvée, mais dont le comportement est si singulier qu’il en devient suspect… Et pourquoi diable ce regard, à l’éclat sans pareil, la terrorise-t-il autant qu’il la subjugue ?

Note :

Les éditions du Chat Noir ont annoncé en début de mois que le stock était épuisé, et qu’il ne serait pas réimprimé. En effet, l’auteur a signé avec J’ai lu qui reprendra le flambeau. Le tome 1 doit donc reparaitre à la rentrée 2013, et le second tome sortira en mars 2014.

Quant à l’artbook, il reste en vente jusqu’au 1er novembre, mais sera ensuite retiré.

Mon avis :

Quant je me suis lancée dans Les Larmes Rouges, je ne savais pas franchement à quoi m’attendre. « Roman gothique » ne veut pas forcément dire grand chose pour moi. Finalement, il s’agit surtout d’une romance.

Dès les premières pages, j’ai été happée par l’ambiance sombre de ce livre. L’auteur ne lésigne pas sur les descriptions, et grâce à ça, elle réussit à nous plonger complêtement dans son univers.

L’ambiance du début est assez angoissante et évolue au fut et à mesure pour laisser place aux sentiments. Certains trouveront certainement l’héroïne passive et chiante. Il est vrai qu’on peut avoir envie de la secouer et de lui crier de prendre sa vie en main une bonne fois pour toutes, au lieu de se la laisser entre celles d’Henri. Dans un autre contexte, j’aurai sans doute réagit ainsi.

Pourtant, ce ne fut pas le cas pour moi ici. Je pense que c’est parce que ce livre forme un tout harmonieux entre l’univers, les personnages, l’intrigue et le style d’écriture. Les vampires sont bien plus proche de Dracula que d’Edward Cullen. Et bien que l’histoire se déroule aujourd’hui, nous remontons le temps à une époque où les femmes n’était pas franchement indépendantes.

En un mot, ce premier tome des Larmes Rouges fut un véritable coup de coeur.

Ce roman a été lu dans le cadre du Challenge Halloween organisé par Hilde et Lou.

Le Lamento des Ombres

Le Lamento des Ombres
par les Enfants de Walpurgis (collectif)

Prix public : 19,90€
ISBN : 979-10-90627-00-0

Présentation de l’éditeur :

Tempo sourd ou pure envolée, trille innocente ou rugissement de haine, la musique vibre à nos oreilles de ses multiples identités. Tantôt berceuse, parfois fracassante, elle n’a pas de frontières, elle ignore les bornes. Ou plutôt, elle les refuse.
L’harmonie, ce fluide évanescent de cannelle et de myrrhe qui perce jusqu’aux palissades des cultures, marche aux confins de la mortalité. Elle transgresse les limites humaines. Elle apporte l’ailleurs jusqu’à nous, nous y transporte. Elle ouvre des passages vers des mondes imperceptibles et les créatures qui y vivent. Pour la beauté, pour la musique…

Huit auteurs se sont rencontrés autour d’une poignée de notes. Certains ont pris l’immortalité en Dot majeure, d’autres un chant Fa-erique aux accents tragiques. Les restants se sont partagé des partitions en clés de Sol afin de passer une porte, une épreuve… ou la muraille dont s’entoure un cœur.
Dans ce grand opéra à huit voix, l’Histoire croise l’utopie, la fantasy médite en compagnie du fantastique romantique sur la magie et les pactes faustiens. Un arpège délicat se met en œuvre. Une mélodie douce-amère, où les ombres évoluent dans les brumes comme dans les consciences…

Le sentier du lamento vous mènera jusqu’à elles.

Mon avis :

Un jour, des amis m’ont dit, en lisant Le Parfum de Patrick Süskind que chaque page semblait avoir une odeur. À l’époque, ça m’était passé au-dessus de la tête, mais aujourd’hui, je comprends ce qu’ils voulaient dire. Car si je devais décrire brièvement Le Lamento des Ombres, je dirais que chaque page a sa propre mélodie – ou au moins chaque nouvelle.

Le recueil peut être divisé en deux parties : d’abord les nouvelles dont l’intrigue est vraiment ciblée sur la musique à proprement parler, puis celles dont l’histoire se situe dans un univers fantastique, avec une douce mélodie en toile de fond.

Maudite Sonate ! nous raconte l’histoire d’un musicien si doué qu’il réussit à séduire la Mort elle-même. Ayant adorée L’étrange histoire du luthier amoureux, du même auteur dans l’anthologie intitulée Dames de lune, fées des brumes, j’espérais une histoire au moins aussi prenante. Je n’ai pas été déçue ! L’auteur définitivement a l’art de nous plonger dans un univers fascinant et sait parfaitement comment nous tenir en haleine.

Requiem pour un songe est la seconde nouvelle du recueil et la seule que je n’ai pas aimée. Non qu’elle soit mauvaise. Mais j’ai beau la relire, il n’y a rien à faire, je ne trouve pas quel rapport entre le violon et le fait que l’héroïne se transforme en vampire. Pourquoi le violon et quel intérêt ?

That’s a long way to Hell est une nouvelle dans le plus pur style fantastique. Elle nous plonge dans les méandres de l’esprit d’un musicien qui sombre peu à peu, obsédé par un fantôme – à moins que ce ne soit la folie qui le gagne ? J’ai aimé dans ce texte cette lente descente aux enfers que nous partageons avec le héros.

Song to the Siren m’aura beaucoup touchée malgré sa très grande simplicité. Pour le coup, je me suis même remise à écouter Evanescence… Cette nouvelle raconte l’histoire d’un groupe qui connaît en très peu de temps un succès fulgurant, grâce notamment à la voix enchanteresse de leur chanteuse. La fin nous laisse dans le doute, et on ne peut que croiser les doigts…

Les flûtes enchantées est la nouvelle qui m’aura le plus surpris. Étant donné le thème du recueil, je ne m’attendais pas à une telle interprétation du mot « flûte » ni à l’intrigue qui en découle. C’est quand même une histoire à l’intrigue prenante et à l’univers développé qui vaut le détour.

La chorale du temps raconte l’histoire d’Eric, un jeune musicien qui est un jour abordé par un inconnu en pleine rue. Celui-ci lui demande de jouer pour lui en privé, devant une belle statue de femme. Jusqu’au bout, j’ignorais où l’histoire allait m’emmener. Le dénouement a finalement été une surprise appréciable, même si on ne peut pas dire que cela se termine très bien.

Salve regna stellarum tourne autour des aventures d’un elfe sylvain prénommé Till. L’histoire n’aura pas été un vrai coup de cœur, mais cela se laisse lire. Elle est très longue, et étant donné le grand nombres de péripéties et de revirements, je pense qu’un vrai roman aurait été mieux adapté. D’ailleurs, la fin suggère clairement une suite, que je serais par ailleurs curieuse de connaître.

La clé musicale est ma nouvelle préférée entre toutes. Elle décrit deux histoires en parallèle : celle de Léonard de Vinci qui rencontre l’ange de la mort et noue une amitié complice avec lui, et celle d’Aure, une jeune de l’aristocratie vivant à l’époque de la révolution. J’ai trouvé l’intrigue et les personnages touchants et j’apprécie tout le côté historique.

Fille d’Hécate 1 – La voie de la sorcière

Fille d’Hécate 1La voie de la sorcière
Par Cécile Guillot

Prix public : 11,90 €
ISBN : 979-10-90627-05-5

Présentation éditeur :

« Je croyais n’être qu’une étudiante ordinaire et sans doute trop renfermée. Et puis, il a eu cette expérience étrange, la découverte de mon don… Maintenant je dois apprendre à m’accomplir en tant que sorcière, développer mes pouvoirs et trouver ma place en ce monde. Tout aurait-été parfait s’il n’y avait pas eu ces cauchemars et ces malaises. Quelqu’un cherche à me nuire ! Mais qui pourrait bien me harceler ainsi ? Et, pour ne rien arranger, j’ai aussi un mémoire à écrire pour valider ma dernière année de psycho. Ma vie n’est vraiment plus de tout repos ! »
Maëlys nous ouvre les portes d’un univers étrange et déroutant, celui de la Wicca. La quête spirituelle qui est sienne va l’exposer à des menaces insoupçonnées. Surtout que le destin pourrait bien placer sur son chemin, les clés qui l’aideront à résoudre les mystères d’une existence parsemée d’ombres… Car, une sorcière peut-elle s’épanouir coupée de ses racines, ignorante d’un passé dont pourrait dépendre l’avenir ?

Mon avis :

Maëlys est étudiante en dernière année de psychologie. Un jour, elle tombe sur un jeune homme mystérieux qui lui propose de participer à une expérience visant à expliquer scientifiquement les phénomènes paranormaux. Quelle n’est pas sa surprise quand elle se découvre des dons pour le moins spéciaux !

Je ne vais pas tourner autour du pot : j’ai aimé ce récit. Pas au point qu’il soit un coup de cœur, mais je me suis tout de même bien laissée portée par l’histoire, et je suis curieuse de connaître la suite.

Le style est agréable, de sorte que l’histoire se lit toute seule. Le seul « souci » c’est que l’histoire est très courte, et du coup, tout s’enchaîne et cela peut donner des impressions d’incohérences. Par exemple, Maëlys dit elle-même que même si elle se sentait attirée par la fantasy et le fantastique, elle a reçu une éducation très rationnelle. De fait, je me suis demandé pourquoi elle ne se posait pas plus de questions et pourquoi elle acceptait aussi facilement sa nouvelle vie. À mon sens — mais c’est vraiment un avis personnel – il manque une introspection par rapport à ça.

Mis à part cela, j’ai trouvé l’héroïne elle-même très attachante. On comprend ses angoisses – on les ressent presque. Elle nous entraîne dans son univers si particulier entre les descriptions des belles rues de Marseille, les tracas de sa vie étudiante et ce nouveau monde de la Wicca que nous découvrons avec elle.

En refermant ce livre, je me suis posé beaucoup de questions : quel est le véritable rôle de Luna ? Que devient d’Alexandre ? Et bien sûr, que nous réserve la suite après une fin aussi sadique ? Il est clair que cette série a du potentiel, et j’attends donc la suite avec impatience.

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La Fille d’Hécate a été lu dans le cadre d’une LC organisée par Le Livre Monde.
Je remercie chaleureusement l’auteur pour la dédicace réalisée
dans le cadre des précommandes. 🙂

Dames de lune, Fées des brumes

Dame de lune, Fées des brumes
Collectif

Prix Public : 19.90€
ISBN : 979-10-90627-02-4

Résumé éditeur :

Une jeune magicienne est désignée pour débarrasser son royaume d’un terrible dragon… Une adolescente insouciante se retrouve transportée dans un monde inquiétant… Une fée est prête à tous les sacrifices pour sauver son prince d’une mort certaine… Un médecin fait une expérience des plus étranges au chevet de sa patiente sur le déclin…
Huit illustrations. Huit contes mêlant magie et amour. Allez à la rencontre de divinités et de créatures démoniaques ou merveilleuses… Découvrez ces histoires au parfum de terribles malédictions, de destins tragiques mais aussi de courage et de nobles sentiments !

Mon avis :

J’ai eu la chance de découvrir cette anthologie grâce à Vanessa Terral qui possédait les derniers exemplaires disponibles à l’occasion du festival Éternelle Fantasy. Cet ouvrage ne sera à priori pas réimprimé, mais je tenais tout de même à faire cette chronique, car je pense qu’il en vaut la peine. Et puis qui sait, peut-être que s’il y a suffisamment de demandes, l’éditeur changera d’avis… 😉

Dans ce recueil chaque nouvelle est introduite par une illustration. Comme me l’expliquait Vanessa, les auteurs ont eu le choix entre deux illustrations et devaient travailler à partir de celle qui les inspirait le plus.

Parmi les textes qui m’auront marqué, j’en retiendrais quatre principaux :

L’étrange histoire du luthier amoureux fut un véritable coup de cœur. Racontée à la manière d’un conte, l’histoire de cet amour impossible est très belle et surtout touchante ! L’auteur a su parfaitement s’adapter à l’illustration, qui également ma préférée entre toutes.

Ralvn, Plumes noires au vent du Nord arrive en seconde place dans mes préférences. Le style est travaillé avec de belles descriptions très poétiques. L’histoire s’inspire à la fois de la mythologie nordique et grecque. C’est l’un de ces récits qui donne envie d’ouvrir nos encyclopédies pour nous replonger dans les mythes pour ne passer à côté d’aucun détail important.

J’ai bien apprécié Mademoiselle Hilda, qui est une histoire assez courte, mais prenante. On reconnaît bien là une nouvelle fantastique, car le doute reste présent entre réalité ou rêve.

La toile de Liadan raconte l’histoire d’une fée aigrie et d’un chevalier vaniteux. J’ai apprécié ce récit pour le côté un peu conte de fées. À la différence que contrairement aux contes les plus populaires, cela ne se termine pas en happy-end. D’ailleurs, la fin me frustre, j’ai envie d’en savoir plus !

Ma seule déception dans ce recueil aura été Dame Astraea. Ce récit, divisé en quatre chapitres raconte l’histoire d’une fée de la sagesse baptisée Yuuna qui connaîtra les affres de l’amour, quand bien même sa condition le lui interdit. Objectivement, l’histoire n’est pas mauvaise. Mais je ne saurais trop expliquer pourquoi, je n’ai pas accroché. Pourtant, l’illustration annonçait une histoire intéressante (si j’avais moi-même eu le choix d’écrire sur l’une des 8 images, c’est celle-ci que j’aurais choisie) et pourtant, tout au long de ma lecture, je me suis demandé quel était le rapport entre les deux. Finalement, c’est seulement en arrivant à la fin qu’on peut comprendre, mais bon… je reste quand même sceptique.

En ce qui concerne la forme générale du livre, je relèverai tout de même quelques coquilles et pas mal de retraits oubliés. Heureusement, si cela m’a parfois freiné, cela n’a pas été handicapant pour la compréhension même des textes.

Le fils de Neptune

Héros de l’OlympeLe fils de Neptune
Par Rick Riordan

Prix Public : 18.50 €
ISBN : 978-2-226-23985-3

Résumé éditeur :

Malgré sa mémoire défaillante, Percy Jackson, le fils de Neptune, est désigné pour une dangereuse mission en Alaska. Là-bas, dans le Grand-Nord, rappelés du Styx par Gaïa, les monstres se réveillent un à un. Assistés par les demi-dieux Hazel et Frank, Percy doit une fois encore combattre le chaos qui menace. Pour celà, il lui faudra délivrer une divinité pas comme les autres : Tanatos lui-même, le dieu des Morts…

Mon avis :

Il y a un point auquel je n’avais pas fait gaffe, et qui me frappe seulement maintenant, alors que je commence la rédaction de cette critique. C’est le titre : « Le fils de Neptune ». Avec, au-dessus, marqué en blanc sur fond rouge la mention « Le retour de Percy Jackson », et en quatrième, un résumé uniquement centré sur le personnage de Percy et qui précise bien que c’est lui le fils de Neptune, au cas où on serait un peu dur à la comprenette.

Alors là, vraiment, si le fan lambda de la première série ne se jette pas sur ce livre comme la misère sur le pauvre monde, c’est que chez Wiz, ils ne sont pas très doués niveau marketing ! Comme je suis quelqu’un de très sérieux et que tout ce tintamarre ne m’a pas fait sourire le moins du monde, je ne relèverais pas que concernant le premier tome, le nom de Percy Jackson n’apparaît qu’une seule fois en quatrième, et qu’encore, il s’agit de la série, pas du personnage.

Passons à ce qui nous intéresse vraiment. Alors oui, effectivement, on retrouve Percy Jackson dès les premières pages, et plutôt en mauvaise posture. Mais comme pour le premier tome, celui-ci ne sera pas le seul héros, ils seront trois : Hazel et Frank seront donc les deux derniers demi-dieux qui viendront compléter les rangs des sept héros choisis par Héra pour la grande bataille qui devrait clôturer la saga – du moins si j’ai bien tout compris. Et tout comme pour le premier tome, la narration se fera de manière alternée entre ces trois héros.

Pour ma part, j’ai trouvé ces deux nouveaux personnages assez intéressants – surtout Hazel. Ils ont pour particularité d’être Romains, non Grecs. On découvre donc également une toute nouvelle facette de l’univers de Rick Riordan : en plus d’être maniaque, les dieux sont aussi schizophrènes ! Non, d’accord, j’exagère (quoique, pour certains on se demande…) Leur caractère aurait simplement évolué avec l’avènement de Rome. Et là, même si je trouve l’idée très sympa, cela me semble tenir moyennement la route.

Par exemple, je citerais mon passage préféré, Mars qui débarque au camp Jupiter. C’est juste à mourir de rire ! Mais comment penser que ce Mars-là est bien le même que l’Arès de la première série, en « amélioré » ? Enfin de toute façon, j’adore la série, alors je pardonne.

Autre point qui m’a un peu chiffonné : que ce soit Hazel, Frank ou Percy, ils ont tous leur secret. En tant que lecteur, on découvre dès le début celui d’Hazel et de Frank, mais les autres sont censés tout ignorer. Pourtant, ils savent qu’ils se cachent des choses importantes les uns aux autres, des choses qui pourraient faire réussir ou rater la quête dans laquelle ils se sont lancés. Mais eux ça ne les choque pas ! Enfin, je ne sais pas, ils se confient leur vie les uns autres, ces secrets pourraient tout changer, mais ils préfèrent les garder cacher jusqu’au dernier moment. Vive la confiance !

Enfin, dernier point, j’ai été un peu déçue par la fin. La toute dernière bataille m’a semblé bâclée comme si l’auteur commençait à fatiguer et qu’il voulait à tout prix boucler le livre. Ou peut-être qu’à 1h du matin, c’était aussi moi qui commençais à fatiguer. En tout cas, mon z’homme m’avait dit « Tu verras, la fin est ultra-sadique ! » alors je me suis imaginé plein de scénarios plus catastrophiques les uns que les autres. Et rien ! Enfin presque rien. Merci chériiii !

Bref, en conclusion, malgré ces petits points plutôt mitigés, j’ai adoré cet ouvrage qui m’a fait passer un bon moment et qui m’a un peu permis de découvrir la mythologie romaine que je connais moins bien que la grecque. L’auteur a su traiter un sujet sérieux avec légèreté et humour. Maintenant, j’attends le troisième tome avec impatience !

Quadruple assassinat dans la rue de la Morgue

Les Nécrophiles Anonymes 1Quadruple assassinat dans la rue de la Morgue
Par Cécile Duquenne

Prix public : 10 €
ISBN : 978-2-36475-125-5

Quatrième de couverture :

Népomucène, préposé à la morgue, mène une vie tranquille et nocturne en compagnie de Bob, vampire d’environ 150 ans d’âge. Lorsqu’il manque devenir la cinquième victime d’un mystérieux assassin, son ami de longue date mène l’enquête. L’immortel est certain qu’une autre créature surnaturelle a commis le massacre.

Mon avis :

Ce livre est la seconde publication de Cécile Duquenne, dont on parlait déjà grâce à Entrechats. Cette fois, l’auteur a choisi de nous faire partager une nouvelle dégantée et originale.

Encore une histoire de vampire, et de loup-garou. Oui mais ! Avant de tourner autour de surnaturel, cette histoire est centrée sur un duo pour le moins décalé, passionnés de cadavres et qui, la nuit dans la Morgue, aiment se prêter à des expériences qui ferait hurler au scandale pas mal de monde…

Vous l’aurez compris, si vous n’aimez pas le morbide et l’humour noir, passez votre chemin. Mais bien sûr, même si on sent bien que parfois le héros a une vision assez particulière de la vie et de la mort, il n’y a pas que ça qui compte non plus.

L’intrigue en elle-même est assez courte. Le récit mets un certain temps à démarrer, car il faut bien poser les bases : contexte, personnages, relations etc. Ce qui m’a le plus marqué, c’est la relation entre Népomucène et Bob. Chaque scène où il y avait un peu de tension entre eux aura su emballer mon imagination. Quand c’est pas à trop forte dose, j’aime être une lectrice frustrée !

Côté clins d’oeil, j’ai particulièrement apprécié les références culturelles, et la discussion sur la vie sexuelle des vampires abordée d’un point de vue « scientifique » et pour une fois peu flatteuse. Ça change des Super-Vampire bête de sexe qu’on peut voir couramment en Bit-Lit.

En résumé, j’ai beaucoup apprécié cet ouvrage, et je le conseille vivement. En passant, je remercie l’auteur pour sa dédicace. C’était une chouette idée de faire des pré-commandes dédicacées !

Héros de l’Olympe – Le Héros Perdu


Les Héros de l’Olympe
, par Rick Riordan
Tome 1 – Le Héros Perdu
Editions Albin Michel,
collection Wiz

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Quatrième de couverture :

Lorsque Jason, Piper et Léo arrivent à la Colonie des Sang-Mêlé, le seul refuge pour les enfants demi-dieux, ils croient enfin être en sécurité. Pourtant, autour d’eux, le climat est à la guerre. Les demi-dieux s’entraînent au tir à l’arc avec des flèches enflammées et des explosifs. Et la rumeur d’une terrible malédiction court d’un demi-dieu à l’autre.
Pire encore : Jason, Piper et Léo sont les élus d’une dangereuse quête qui doit être accomplie avant le solstice d’hiver. Le trio a quatre jours pour délivrer Héra et empêcher la malédiction de se réaliser…

Mon avis :

Cette nouvelle saga des Héros de l’Olympe fait suite à la série des Percy Jackson. Toutefois, la lecture de cette dernière n’est pas obligatoire. Même univers, mais nouveaux héros, et nouvelle quête…

Nous découvrons dans ce premier tome trois nouveaux demi-dieux, Jason, Piper et Léo. Le premier élément qui peut surprendre, c’est le type de narration choisie. En effet chaque chapitre présente le point de vue de l’un de ces héros, tout en restant à la troisième personne. On peut donc s’interroger sur l’utilité de toujours préciser en début de chapitre « Jason, Jason, Piper, Léo, Piper… » Certes, au début, le changement constant peut décontenancer, mais une fois qu’on a compris le principe, on s’y fait vite.

Un autre point me laisse à penser que l’auteur prend son lecteur pour un simple d’esprit, et ce point, même si j’ai beaucoup apprécié le livre, me laisse un goût assez amer. Il faut les deux tiers du livre aux héros pour comprendre qui est leur ennemie alors qu’il y a tellement d’allusions faire dans tout l’ouvrage que ça se devine très vite. Et forcément, quand ils le comprennent, c’est à un moment critique, genre la révélation théâtrale. Ben oui, mais non.

On retrouve ce même effet théâtral raté dans le tout dernier paragraphe de l’ouvrage. Depuis le début de l’histoire, l’auteur insiste sur la disparition de Percy Jackson et on comprend vite qu’il nous faudra attendre la fin de l’ouvrage pour comprendre ce qu’il lui est arrivé, parce que c’est pour l’instant secondaire par rapport à l’intrigue principale. Et en effet, on le comprend lors de la visite de Héra dans le bungalow un. Mais au lieu que ce soit dit clairement, il faut attendre ce fameux dernier paragraphe, qui laisse un amer goût d’inachevé à l’ouvrage. À mon sens, il aurait été bien plus judicieux de faire une ouverture plutôt que de terminer le roman d’un grand « clac » qui n’a vraiment pas l’effet recherché…

Qu’à cela ne tienne, malgré tous ces points négatifs, je garde une très bonne impression de cette histoire dont j’apprécie toujours autant l’univers, l’humour et la dérision durant les combats parfois un peu trop faciles. Cela reste un bon livre, à lire pour se divertir et passer un agréable moment.

Maintenant, plus qu’à attendre 2012 pour la suite…

Note :

Les mystères de Harper Connelly

Les Mystères d’Harper Connelly, par Charlaine Harris

Éditions J’ai lu pour la version française
1- Murmures d’outre-tombe
2- Pièges d’outre-tombe
3 – Frissons d’outre-tombe (sortie prévue le 18 mai 2011)
4 – Titre français inconnu

Résumé : Harper Connelly, jeune femme d’une vingtaine d’années, n’était encore qu’une adolescente lorsque la foudre l’a frappé. Depuis, elle possède un étrange don : près d’un corps, elle peut connaitre la cause de son décès. Mais il ne lui permet pas de découvrir les meurtriers. Toutefois, Harper a choisi de faire de ce son son métier. Ce qui lui vaut bien des ennuis…

Mon avis : Si vous connaissez bien La Communauté du Sud de Charlaine Harris, sachez que cette série est plus sombre et macabre encore. Le début du premier tome m’avait un peu repoussé par sa morale religieuse un peu trop oppressante, pour ne pas dire culpabilisatrice (« Ceux-là ne deviennent pas des anges. Ils n’étaient pas croyants dans la vie, pourquoi seraient-ils au ciel maintenant ? ») Heureusement, celle-ci s’estompe pour ne plus devenir qu’une croyance des personnages.

Le personnage de Harper m’a paru au début assez antipathique, surtout dans la façon dont elle voit son métier. Nul doute, c’est une bonne Américaine, avec une vision capitaliste. Heureusement, on découvre par la suite qu’elle s’intéresse aussi beaucoup à l’aspect humain et que les drames de ces familles inconnues l’affectent malgré tout. Une fois passé la première (mauvaise) impression, on découvre que c’est un personnage qui a beaucoup de profondeur, qui est très crédible. Même si certaines de ses réactions peuvent paraitre étranges, comme lorsqu’elle voit soudain son frère sous un autre angle dans le tome deux. Je dois avouer m’être reconnue dans certains de ses défauts, et je ne dois pas être la seule.

Bien qu’ils se suivent chronologiquement, les deux premiers tomes peuvent être lus de manière indépendante. Il y a cependant dans la série un fil conducteur qui peut passer inaperçue, mais qui donne très envie de connaitre la suite. Qu’est-il donc arrivé à Cameron ?

Note :