Les larmes rouges 1 – Réminiscences

Les larmes rouges 1Réminiscences
Par Georgia Caldera

Editeur : Le Chat Noir
ISBN : 979-10-90627-01-7
Prix public : 23€90

Présentation de l’éditeur :

Après une tentative désespérée pour en finir avec la vie, Cornélia, 19 ans, plus fragile que jamais, est assaillie de visions et de cauchemars de plus en plus prenants et angoissants.
Elle se retrouve alors plongée dans un univers sombre et déroutant, où le songe se confond à s’y méprendre avec la réalité.
Peu à peu, elle perd pied…
Mais, la raison l’a-t-elle vraiment quittée ? Ces phénomènes étranges ne pourraient-ils pas avoir un lien quelconque avec l’arrivée de ce mystérieux personnage dans sa vie ? Cet homme qui, pourtant, prétend l’avoir sauvée, mais dont le comportement est si singulier qu’il en devient suspect… Et pourquoi diable ce regard, à l’éclat sans pareil, la terrorise-t-il autant qu’il la subjugue ?

Note :

Les éditions du Chat Noir ont annoncé en début de mois que le stock était épuisé, et qu’il ne serait pas réimprimé. En effet, l’auteur a signé avec J’ai lu qui reprendra le flambeau. Le tome 1 doit donc reparaitre à la rentrée 2013, et le second tome sortira en mars 2014.

Quant à l’artbook, il reste en vente jusqu’au 1er novembre, mais sera ensuite retiré.

Mon avis :

Quant je me suis lancée dans Les Larmes Rouges, je ne savais pas franchement à quoi m’attendre. « Roman gothique » ne veut pas forcément dire grand chose pour moi. Finalement, il s’agit surtout d’une romance.

Dès les premières pages, j’ai été happée par l’ambiance sombre de ce livre. L’auteur ne lésigne pas sur les descriptions, et grâce à ça, elle réussit à nous plonger complêtement dans son univers.

L’ambiance du début est assez angoissante et évolue au fut et à mesure pour laisser place aux sentiments. Certains trouveront certainement l’héroïne passive et chiante. Il est vrai qu’on peut avoir envie de la secouer et de lui crier de prendre sa vie en main une bonne fois pour toutes, au lieu de se la laisser entre celles d’Henri. Dans un autre contexte, j’aurai sans doute réagit ainsi.

Pourtant, ce ne fut pas le cas pour moi ici. Je pense que c’est parce que ce livre forme un tout harmonieux entre l’univers, les personnages, l’intrigue et le style d’écriture. Les vampires sont bien plus proche de Dracula que d’Edward Cullen. Et bien que l’histoire se déroule aujourd’hui, nous remontons le temps à une époque où les femmes n’était pas franchement indépendantes.

En un mot, ce premier tome des Larmes Rouges fut un véritable coup de coeur.

Ce roman a été lu dans le cadre du Challenge Halloween organisé par Hilde et Lou.

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Damnés

Damnés 1 – Damnés
par Lauren Kate

Prix Public : 16,90€
ISBN : 978-2-7470-3366-4

Présentation éditeur :

Lorsque Luce rentre à Sword & Cross, un lycée d’éducation surveillée, elle est d’emblée attirée par le ténébreux Daniel.
Dans cet endroit sinistre où les portables sont interdits, où les élèves ont un passé lourd et où des caméras surveillent les moindres faits et gestes de chacun, Daniel devient une obsession.
Mais le jeune homme évite Luce, qui est aussi courtisée par Cam, un beau brun aux yeux verts. Malgré sa fascination pour Daniel, Luce n’arrive pas à résister à Cam. Ce dilemme perturbe la jeune fille, déjà déstabilisée par la présence d’ombres, qui la poursuivent et l’inquiètent depuis l’enfance.
Tout est conçu pour que l’ordre règne à Sword & Cross, pourtant ce lieu deviendra le théâtre de drames troubles et mystérieux…

Mon avis :

Attention, spoilers légers

Voilà bien un an que ce livre traînait dans ma pile à lire. Je l’avais commencé peu de temps après l’avoir acheté, puis rapidement abandonné par manque d’intérêt. Le challenge Lire en thème était donc l’occasion rêvée de le rouvrir.

Lucinda, aka Luce, débarque dans un « lycée d’éducation surveillée » suite à l’injonction d’un juge. En effet, son petit ami vient de mourir dans un incendie, et la jeune fille est la seule témoin des circonstances troublantes qui l’a provoqué.

Avant de continuer, je vous propose un petit test pour déterminer si ce livre risque d’éprouver vos nerfs ou si, au contraire, vous serez parfaitement capable d’y résister. Au début de l’ouvrage, Luce se déclare « folle amoureuse » de Trévor, le petit ami défunt. Puis, quelques pages plus loin, la demoiselle se rend compte que finalement, elle n’éprouvait rien pour lui – oh, c’est qui ce beau jeune homme là-bas ?
Réaction 1 : Rien ne vous choque là-dedans – vous pourrez probablement supporter ce livre sans soucis. (Dans ce cas, je vous déconseille de lire la suite de cette chronique afin de ne pas partir avec un à priori négatif. 😉 )
Réaction 2 : Vous vous dites « Euuuh, ouais… ». Là, je préfère vous prévenir, il faudra vous accrocher, parce que c’est de loin le truc le moins agaçant que Luce fait de tout le livre.
J’ai oublié de préciser que Luce ne semble pas avoir le moindre traumatisme suite à cet incident. En fait, il semblerait que d’une façon générale, cette fille ne ressent rien – sauf quand ça concerne son amant maudit. Au fil des pages, j’en suis venue à élaborer ma propre théorie : Luce est une alien, ce n’est tout simplement pas possible autrement.
Et une alien croisée avec un mollusque, qui plus est. Parce que cette fille est aussi extrêmement molle. Je fais ici référence à la scène des boulettes de viande, à ses pathétiques tentatives de plaquer Cam ainsi qu’au moment où se fait ligoter…
Enfin, Luce est une vraie sal… pardon, une gourgandine. J’ignore quelle est sa définition de l’amour, mais de toute évidence, pour elle, ça ne doit fonctionner qu’à sens unique. Elle attend que les hommes lui donnent tout sans rien offrir en échange. Pire, elle se sert de Cam comme d’un véritable bouche-trou, un jouet pour se consoler quand Daniel la contrarie, puis qu’elle jette dès qu’elle peut à nouveau parler à celui-ci. Je ne parle même pas de la scène de la bagarre. Se serait-elle interposée ? Non, parce qu’elle est trop fière que des mecs se battent pour elle, attendez !
Bref, pour faire court, Luce est insensible, molle, arrogante, égoïste, et – oh bon sang ! – je hais profondément ce genre de filles ! Elle m’aura gâché le livre à elle toute seule.

Heureusement, même si elle est l’héroïne, d’autres éléments remontent un peu le niveau comme les autres personnages qui eux, au moins, sont attachants et ressemblent à autre chose qu’à des coquilles vides. L’histoire, quant à elle, met un peu de temps à démarrer, mais une fois qu’on a passé la première moitié du livre tout commence à s’accélérer.

Je conclurai en disant que cet ouvrage m’aura par de nombreux aspects rappelé Twilight. Damnés fait clairement parti de ces livres qui ont tenté de surfer sur la vague de ce succès mondial, à la différence que nous n’avons pas là des héros vampires, mais un autre type de créatures surnaturelles.

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Ce livre a été lu dans le cadre du Challenge Lire en thème #4 – Malédictions, organisé par le Blog Lire sous la Lune.

Demonica 2 – Désir déchaîné

Demonica 2Désir déchaîné
par Larissa Ione

Prix Public : 8,70 €
ISBN : 978-2-8112-0697-0

Présentation éditeur :

Runa Wagner est une femme trahie. Trompée par Shade – dont elle a découvert la nature démoniaque un peu tard – puis transformée en monstre, elle ne désire rien tant que se venger. Mais lorsque le pire ennemi de son ex-amant la jette dans un cachot et l’oblige à assister aux terribles tortures qu’il inflige à l’incube, la jeune femme ne peut s’empêcher de retomber sous le charme de celui qu’elle avait tant aimé.
Shade n’imaginait pas revoir Runa, l’amante humaine qui a fait battre son coeur de démon. Mais à présent, il ne peut plus la quitter car leur geôlier les a unis de force. Et pour l’incube, c’est une sentence pire que la mort : s’il tombe amoureux de celle qui est désormais sa compagne, il déclenchera la malédiction qui pèse sur lui. Il n’a plus qu’un seul moyen de s’en sortir : tuer Runa…

Mon avis :

ATTENTION SPOILERS

J’ai beaucoup entendu dire que ce second tome était bien meilleur que le premier. Pour ma part, je dirai qu’il est « à la hauteur » du premier : ni merveilleux, ni mauvais. Plutôt dans la moyenne plus plus.

Dans Désir déchainé, nous suivons un nouveau couple de héros : Shade – que nous connaissions déjà – et Runa – un nouveau personnage, entraperçu de manière anonyme dans le tome 1.

Si j’étais plutôt contente d’en apprendre plus sur Shade, je n’ai en revanche pas été du tout emballé par sa compagne que je trouve fade et illogique. « Runa est une femme blessée », dit-on. Je veux bien, mais à aucun moment, je n’ai ressenti son mal-être profond. Même dans la chambre de torture de Shade, cet aspect m’a paru plus tordu qu’autre chose. Et puis du SM pour guérir l’âme ? Euh… C’est un peu too-much là.

Autre point un peu décevant à mes yeux, la relation entre Gem et Kynan. Tant qu’à faire, j’aurai préféré qu’un tome entier leur soit consacré. Leur histoire vient entrecouper celle de Runa et Shade à des moments souvent importants, de sorte que je n’ai eu qu’une envie à chaque fois : sauter des pages. Et c’est bien dommage.

Sinon, à part ça, j’ai trouvé l’intrigue bien mieux menée et plus palpitante. Finalement, c’est ça qui me laissera une impression générale plutôt positive. J’avais mentionné dans ma critique du premier tome une absence de description associée aux noms de démons. Cette fois, ce n’est pas le cas, l’auteur nous guidant par quelques succinctes descriptions, mais laissant aussi notre imagination travailler un peu. Enfin, je dois dire que je suis également contente d’avoir revu Tayla, même si ce fut très court. On dirait que je me suis attachée à elle, mine de rien…

Maintenant, plus qu’à attendre la parution du tome trois en français !

Demonica 1 – Plaisir Déchaîné

Demonica 1Plaisir Déchaîné
par Larissa Ione

Prix Public : 8,70 €
ISBN : 978-2-8112-0696-3

Présentaiton éditeur :

Tayla est chasseuse de démons, elle appartient à un puissant groupe, les Aegis, qui se bat pour le bien de l’humanité. Pourtant, lorsqu’elle est blessée et amenée dans un hôpital tenu par des démons, elle ne peut résister longtemps aux charmes d’Eidolon. Le chirurgien démon qui lui a sauvé la vie et qui a, par là même, ébranlé son monde. Car si tous les démons ne sont pas mauvais, pourquoi les Aegis ne font-ils aucune discrimination ?

Mon avis :

ATTENTION SPOILERS

Dès sa sortie, ce livre m’a pas mal attiré. Et puis j’ai lu quelques critiques mitigées voir négatives, et j’ai tôt fait de l’oublier jusqu’à ce que, finalement, quelqu’un m’offre les deux premiers tomes.

Dès les premières pages, nous sommes plongés dans l’action. On débarque comme ça au milieu d’un univers riche en noms inconnus du type Aegis, Seminus et j’en passe (ne cherchez pas, je n’ai simplement pas retenu les autres…) Même avec le lexique en début, il faut s’accrocher sévère, parce qu’en prime, il y a aussi beaucoup de personnages.

L’univers est fouillé, mais je n’irai pas jusqu’à dire qu’il est riche. Certains noms de démons restent simplement des noms, sans que l’auteur ne prenne la peine de faire des descriptions ou d’expliquer un tant soit peu.

Les personnages sont à mes yeux un point fort de ce livre. Ils ont un passé, et un caractère propre. On sent que chacun d’entre eux a été soigneusement travaillé. Même s’ils sont sacrément chtarbés, au moins on peut les comprendre. Cela a eu l’avantage de me faire oublier les défauts de l’univers en me plongeant de plan-pied dans la relation entre Eidolon et Tayla.

Si vous avez lu d’autres chroniques, vous aurez sans doute entendu parler des nombreuses scènes chaudes qu’il y a. Ce que j’en dirais : oui, il y en a vraiment beaucoup et c’est vrai qu’au bout d’un moment ça peut soûler. Mais elles sont toutes justifiées puisqu’elles font avancer l’histoire. Après, ce que je reprocherai personnellement, c’est le vocabulaire très cru qui donne au livre un goût pornographique plus qu’érotique. C’est dommage.

Enfin, concernant l’intrigue elle-même, ne vous attendez pas à quelque chose d’extraordinaire. Ça reste de la romance paranormale, l’action est donc effacée au profit de la relation Eidolon/Tayla. Et surtout, c’est prévisible de bout en bout ; il n’y a pas vraiment de réel suspens.

Bref, en résumé, je reste sur une bonne impression malgré tout, mais je ne mettrai pas ce livre entre toutes les mains. Il faut s’accrocher et ne pas avoir peur des livres un peu « difficiles » à lire.

Le Manoir des Immortels, d’Aimée Carter

Le Destin d’une DéesseLe Manoir des Immortels
Par Aimée Carter

Prix Public : 14.10€
ISBN : 978-2-280-26559-1

Résumé éditeur :

Quand l’étrange jeune homme rencontré dans les bois qui bordent le Manoir lui affirme qu’il a le pouvoir d’exaucer son vœu le plus cher —prolonger la vie de sa mère gravement malade — Kate se refuse à le croire. Mais de mystérieux et terribles événements l’obligent à chasser des doutes et à accepter le pacte qu’il lui propose : la vie de sa mère, contre six mois au Manoir des Immortels, où elle devra affronter sept épreuves… et une tentation…

Mon avis :

Si je devais décrire ce livre en un seul mot, je dirais : une montagne. On commence au niveau zéro avec un beau cliché. Finalement, on réussi à décoller. Et là on arrive sur la fin : une falaise abrupte qui nous ramène en-dessous du niveau de départ.

Commençons par la quatrième de couverture, puisqu’après la couverture, c’est le second élément auquel on jette un œil, en général. Premier constat quand j’ai lu, celle-ci n’a rien à voir avec la véritable histoire. Quand Kate rencontre Henry pour la première fois, ce n’est pas sa mère qu’il est question de sauver. Et même après, l’enjeu ne consiste pas vraiment à se sacrifier pour qu’elle vive, mais de lui obtenir un sursis. Vous allez me dire c’est pareil, puisque de toute façon, même si on arrive à guérir d’une maladie incurable, on mourra bien un jour de vieillesse. Oui, mais non. Ceux qui liront comprendront.

Parlons un peu de l’histoire à proprement parler à présent. Kate, est une jeune fille très proche de sa mère, et qui a mis complètement sa vie entre parenthèse pour elle depuis qu’elle est malade. Elles quittent New-York pour s’installer à Eden, selon le souhait de la mère.

J’ai parlé d’un gros cliché sur le début. Le voici : Kate fait donc son entrée dans un nouveau lycée où elle ne connaît personne. Elle n’a pas envie de se faire des amis, mais tant pis, ce sont les autres qui viendront à elle. James, d’abord qui a tout le potentiel pour devenir le « bon copain ». Vous savez, dans les romances à trois, celui qui est secrètement amoureux de la fille, mais qui est condamné à rester un ami et qui, malgré son amour inconditionnel, réussit à mettre sa jalousie de côté en acceptant que la fille soit avec un autre, parce qu’il se dit qu’au moins elle sera heureuse… Bon, James n’est pas ce genre de personnage. Mais comme je disais, il a vraiment le potentiel pour, et je ne serais pas étonnée que le vent tourne dans la suite de la série.
Suite du cliché de début : Kate se cogne contre une armoire à glace, qui s’avère être le séduisant capitaine de l’équipe de football qui va, bien évidemment, tomber sous le charme. Ce sur quoi arrive une blonde revêche qui fait immédiatement montre de jalousie. Je vous le donne en mille : chef de l’équipe des pom-pom girl et petite amie…

Je vous jure, j’ai eu envie de balancer le livre à travers la pièce. Je me suis retenue, et je me suis dis que j’allais bien faire l’effort de continuer jusqu’à ce qu’à ce que l’histoire commence vraiment, pour voir.

D’abord, je n’ai pas regretté. (Là, on est sur le flanc ascendant de la montagne) Kate est touchante à prendre mille précautions avec sa mère, et ses peurs m’ont touchées. J’ai également beaucoup apprécié son séjour au manoir, et sa relation avec Henry.

Puis on arrive à la fin de l’ouvrage qui offre deux retournements de situation. Le premier, ne m’a pas posé de problème. Je ne l’ai pas vu venir, mais en réfléchissant, c’est prévisible.
Le second gâche tout l’intérêt du livre, selon moi. C’est vraiment trop. Et le pire, dans tout ça, c’est que Kate, qui au début se posait des questions très bête sur la réalité de ce qui lui arrivait, se pointe ici et accepte la réalité sans rechigner, sans poser la MOINDRE petite question. Résultat, nous, lecteur, on ne comprend plus rien. C’est complètement n’importe quoi !

Pour en rajouter une couche, d’autres bémols en vrac :

  • Les réactions d’Ava m’ont souvent paru surréaliste et ce, même en ayant connaissance de la fin. A-t-elle jamais été sincère ?
  • Pour le côté mythologie, on repassera. Tous les noms des dieux ont été changés, et il n’y a aucune explication sur qui est qui, à part de temps en temps l’un ou l’autre qui est appelé « ma sœur », « mon neveu ». Ce qui n’explique rien, quoi. Quant aux épreuves, elles n’ont rien de grecque, mais sont d’origine purement chrétienne.
  • Les fautes : comme d’habitude chez Darkiss, il y a des coquilles et comme d’habitude, au bout d’un moment, ça devient pénible.

En résumé, j’ai refermé le livre sur une impression mitigée. Mais plus j’y pense plus je me dis que c’est en fait une catastrophe. Il y a vraiment des passages qui, pour moi, auraient nécessité d’être réécrits, retravaillés, remaniés, étoffés. Le livre à du potentiel, mais celui-ci semble largement gâché par une fin trop fantaisiste et un manque de clarté.