Déménagement !

Bonjour à tous,

Parce que mon blog et mon site « vitrine » ont été trop longtemps laissés à l’abandon, j’ai décidé de les regrouper. Ainsi, mes chroniques seront désormais partagées sur Morceau-de-lune.com, ce qui me permettra également d’ouvrir plus tard une section dédiée aux films et aux séries.

Concernant la page Facebook, elle sera fermée. Si vous me suivez, je vous invite à liker ma nouvelle page, sur laquelle je partagerai désormais mes chroniques et travaux divers.

Je vous remercie et vous dis à bientôt, peut-être !

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Dedee

Les dédicaces, ce passage obligatoire dans la vie d’un auteur… Mais comment faire lorsqu’on n’est publié qu’en numérique ? Doit-on renoncer au contact avec nos lecteurs ?

Dedee est un logiciel payant (comptez 40€ TTC) qui permet de dédicacer les e-books très simplement. Je me suis offert une licence pour Flammèche, et je l’ai testé.

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Blogs, SP et piratages

Y a-t-il encore de la vie par ici ? Il faut dire que mon dernier article remonte à… novembre ? Aïe ! Vous vous en doutez, j’ai eu peu de temps pour m’occuper du blog, et à force de remettre à plus tard, j’ai fini par ne plus poster du tout.
Aujourd’hui je reviens avec un coup de gueule sur un sujet sensible : les services presse proposés aux blogueurs. Lire la suite

Les héros dépressifs et hypersensibles

Voilà plus d’un mois que je n’ai pas posté de nouvel article, harem… Heureusement, le Salon Fantastique est passé par là, et une discussion m’a donné envie d’écrire ce nouvel article.

J’ai parfois entendu des lecteurs dire :

« Je n’ai vraiment pas aimé ce livre, le héros est complètement mou, il se plaint tout le temps et semble se complaire dans ses problèmes. Ça donne envie de lui tirer une balle pour l’achever ! »

Bien sûr, il m’est déjà arrivé d’avoir envie de secouer un peu certains héros. Par contre, dans certains cas, ce genre de remarques passent plutôt mal. ^_^ ( <= Smiley pour montrer que je ne dis pas ça d’un ton fâché.) Lire la suite

Week-end culturel en Haute-Garonne

Le week-end dernier, je me suis accordé quelques jours de vacances en Haute-Garonne pour aller voir les copines du BTS. J’avais promis un compte-rendu à Sara, donc, le voici !

Vendredi 22

Le Ray’s Day ! Jour de célébration de la lecture, nommé ainsi en l’honneur de Ray Bradbury. A cette occasion, Rhi-Peann et Acro organisaient une rencontre sur Toulouse.

Bon… J’hésitais à y aller, sachant que 18h, ça faisait vraiment tard, car le dernier bus que je pouvais encore prendre ensuite était à 19h. Quand j’ai vu le temps de chien, j’ai définitivement renoncé. (C’était pas malin de partir en T-shirt et sans rien pour me protéger de la pluie. Mais pour ma défense, il faisait beau ce matin-là sur Bordeaux !)

En tout cas, ça a l’air de s’être bien passé, si j’en crois les comptes-rendus. 🙂 Je me rattraperai l’an prochain !

Samedi 23

Club de lecture à la librairie @ttitude de Revel ! A la base, ce petit week-end, c’était juste pour ça 😉

Dans le cadre de ses études, Sara organisait un club de lecture à la librairie où elle travaille. Pour l’occasion, nous devions amener un de nos livres préférés : j’ai choisis Le Protectorat de l’Ombrelle.

Les livres sélectionnés étaient très diversifiés, ce qui m’a permis de faire des découvertes intéressantes en dehors du cadre de l’Imaginaire.

L’intervention la plus marquante aura été celle du passionné d’histoire amérindienne, qui nous expliquait comment il avait réussi à obtenir son livre People of the Secret Montain et nous racontait de nombreuses histoires sur les indiens d’Amérique.

J’ai aussi été marquée par les quelques extraits de Mémé, un récit que j’ai trouvé particulièrement poétique (et pourtant, Merlin sait que je déteste la poésie !).

Bref, nous n’étions pas particulièrement nombreux, mais les discussions ont été passionnées. Moi je dis : de toute façon, s’il y avait eu plus de monde, il n’y aurait pas eu assez de thé pour tout le monde. Et un thé aussi bon, je partage pas ! :p

Dimanche 24

Journée cinéma. On sort un peu des livres, et on va voir les Gardiens de la Galaxie (Bon, étant donné que c’est une énième adaptation de Comics, on peut considérer que c’est en rapport avec les livres, non ?)

Un peu plus tôt dans la matinée, on s’est également regardé le début de la saison 2 de Sherlock. Et puis surtout, SURTOUT… le nouvel épisode de Doctor Who !

Lundi 25

Journée à Toulouse avant de repartir.

Nous sommes allées manger au kiosque à nems du Grand Rond avant d’aller trainer en ville, dans les librairies et autres boutiques de la « rue geek » :

– FNAC : OMG, ils ont changé les rayons, ça choque ! Moi qui enviais la FNAC de Toulouse parce que son rayon Imaginaire est plus fourni que celui de Bordeaux, maintenant, c’est pareil 😦

– Gilbert Joseph

– Bédéciné

– Imagin’eres : Craquage compulsif sur un poster de porte Doctor Who et une peluche Adipose. Heureusement qu’on n’était pas en début de mois, j’aurais bien pu embarquer tous leurs produits dérivés !

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Voilà pour ce week-end bien sympathique. Ça fait toujours plaisir de revoir Toulouse ! Maintenant, il faut que je décide si je vais au TGS ou non. (La présence de mon actrice préférée, Amanda Tapping, est quand même un argument de poids. Mais mon porte-monnaie en friche l’est aussi ^^)

De la valeur des livres (numériques)

J’ai le blues. Hum, en fait, ça fait longtemps : régulièrement, la même question revient : pourquoi me suis-je acharnée à vouloir faire de l’édition ? C’est stupide, ça sert à rien, mais j’en veux à la prof qui m’a refusé l’accès à la classe techno que je voulais à l’époque, car peut-être qu’au lieu de baisser les bras, j’aurai continué vers l’informatique. L’informatique, c’est plus gratifiant que l’édition. Et ça paye mieux.

Mon coup de cafard, en ce moment, vient du sentiment que le livre ne vaut plus rien. Et plus ça va aller, moins il aura de valeur. Lire la suite

La commande d’oeuvre

Il y a quelques jours, je discutais avec une auteur qui s’indignait du fait que d’autres auteurs parvenaient à signer des contrats alors qu’ils n’avaient pas encore écrit la moindre ligne de texte. Ce n’est pas qu’après coup que j’ai compris qu’elle parlait des commandes d’œuvre.

Qu’est-ce que c’est ?

La commande d’œuvre, comme son nom l’indique, c’est lorsque un éditeur demande à un auteur de lui écrire une œuvre. Cela se fait beaucoup pour les livres « à thème » (essais, anthologies, beaux-livres…), moins pour les romans. Dans le cadre du BTS que j’ai passé, par exemple, tous nos projets éditoriaux étaient basés sur des commandes : nous devions choisir nos auteurs ainsi que nos illustrateurs, et négocier avec eux.

Le contrat est donc effectivement signé avant que l’auteur débute son travail d’écriture. Lui et l’éditeur conviennent d’un thème et du contenu de l’ouvrage, d’une date de rendu, etc.

Pourquoi commander un texte ?

Parce qu’on sait que l’auteur a des connaissances poussées sur certains thèmes.
Parce qu’il aime écrire sur des thèmes que l’on voudrait publier.
Parce que son nom fait vendre [Une maison d’édition reste une entreprise. Oh les suppôts de Satan !]
Parce qu’on apprécie sa plume d’auteur.
Parce que c’est comme ça.

Une injustice ?

Personnellement, la pratique ne me choque pas, même pour des romans, mais d’une certaine façon, je comprends le point de vue de la personne qui s’en indignait.

Quand on débute en tant qu’auteur, on nous fait miroiter le contrat d’édition comme le sésame, la récompense ultime pour ce qu’on écrit. Dans notre esprit, le chemin vers l’édition, c’est de la sueur et des larmes. On écrit notre texte, on le travaille, on le présente à un éditeur qui nous refuse, on le retravaille…

Découvrir que des auteurs (dont on ne connait parfois pas du tout les noms) signent des contrats sans rien avoir écrit, forcément, ça peut attirer la jalousie. Sauf que si ces auteurs en sont là, c’est qu’ils ont déjà fait leurs preuves dans leur milieu éditorial. Eux-aussi sont passé par le tortueux chemin des refus en série.

Après, qu’il y ait du favoritisme et du copinage, ça, c’est un autre problème. S’il y a une fois où ça m’a bien énervé, globalement, ça me passe au-dessus de la tête. (Là, il s’agissait d’un appel à texte où les noms des sélectionnés, connus dans le milieu de la petite édition de SFFF, ont commencé à être annoncés avant la date limite de rendu, de sorte que tous les auteurs n’avaient clairement pas les mêmes chances. Pour le coup, une commande de texte à ces auteurs connus m’aurait paru moins cavalier pour les autres.)

Globalement, je ne juge pas ces pratiques, mais je pense que pour un auteur débutant qui a encore plein de rêves en tête, il est important de savoir qu’elles existent : voilà, c’est comme ça que ça fonctionne. Libre à chacun ensuite de se faire sa propre opinion et d’en penser ce qu’il veut.

Hé ! Mademoiselle !

madmoiselleHé ! Mademoiselle !
par Yatuu

Éditeur : Delcourt
ISBN : 978-2-756-05233-5
Prix public : 14.95 €

Présentation éditeur :

« Hé ! Mademoiselle ! T’es charmante. Tu m’donne ton 06 ? »

Version sort ou trash, tout y passe. La drague de rue : un phénomène de société dont les femmes se passeraient bien ! Cet album vous dira tout – avec humour – sur ceux qui la pratiquent… et celles qui la subissent, l’esquissent, voir y répliquent !

Mon avis :

En voyant ce nouvel album de Yatuu en librairie, je n’ai pas pu résister. En effet, j’avais déjà eu l’occasion d’apprécier l’humour et le trait de crayon de cette artiste à travers Moi, 20 ans, diplômée, motivée… exploitée ! et Génération mal-logée.

Yatuu revient donc avec un nouvel album traitant d’un sujet sur lequel mon côté féministe est assez sensible : le harcèlement de rue. Vous savez ce truc qui fait qu’on hésite à mettre une jupe ou un sort par crainte d’une réflexion (parce que c’est bien connu, si on met une jupe en été, c’est pas parce qu’il fait chaud, mais parce qu’on veut se faire b… bref !)

A travers ses planches, Yatuu nous présente de nombreuses situation de harcèlement de rue dans lesquelles beaucoup de femmes pourront se reconnaitre. Cela va des propositions obscènes (avec insultes à la clé en cas de refus) à  la main mises « innocemment » aux fesses dans le métro.

Ce que j’ai particulièrement apprécié, ce sont toutes les stratégies pleines d’humour et parfois de dérision, développées par les différentes héroïnes pour repousser tous ces relous.

Par contre, j’ai regretté que l’artiste s’attarde autant sur les relous « kaïra/bourrés/etc. » et assez peu sur les relous « ordinaires ». Parce que bon, malheureusement, les réflexions injurieuses et les invitations obscènes peuvent aussi venir d’hommes cultivés et propre sur eux… Et c’est pas toujours beaucoup plus subtil…

En bref

Un album à mettre entre toutes les mains, aussi bien féminines que masculines – car comme le dit l’artiste à la fin, l’apprentissage du respect promet d’être longue et difficile.

Refus d’éditeur

Quand on est auteur, on a tendance à voir l’édition comme la reconnaissance suprême de notre talent. Après tout, on a été choisi par une personne qui s’y connait en littérature, et qui accepte de miser sur nous. Il y a plus d’un an, j’avais déjà posté un court article pour expliquer que, selon moi, la véritable reconnaissance passe par le public.

Régulièrement, je lis ou j’entends des auteurs qui angoissent à l’idée d’envoyer leur texte à un éditeur ou qui considèrent le refus comme un échec personnel. Donc, aujourd’hui, j’ai envie de parler de toutes les raisons qui peuvent pousser un éditeur à refuser un texte. Liste non exhaustive.

1 – Trop de corrections

Vous avez une bonne histoire, mais voilà, le style est pour le moins bancal, et/ou vous n’êtes pas très doué en orthographe. « Qu’à cela ne tienne ! » vous dites-vous, les maisons d’édition ont des correcteurs pour vous aider à palier à ce problème.

Oui. Mais non. Avec un micro-éditeur tout jeune qui se lance à peine ça pourra peut-être fonctionner (…), mais dites-vous bien que votre éditeur a une maison à faire tourner, et qu’il n’a pas six mois à consacrer exclusivement à vos corrections. C’est donc à vous de trouver une solution pour mettre toutes les chances de votre côté. Par exemple en rejoignant une communauté de bêta-lecture basée sur l’entraide tel que Cocyclic.

Conseil : Avant tout envoi à un éditeur, soyez SÛR que votre texte est le plus abouti possible. (On ne le répètera jamais assez.)

2 – Le roman n’a pas séduit

Vous avez un bon style, une histoire accrocheuse, mais voilà, on vous envoi quand même un refus… « WTF ? » pensez-vous.

Il serait naïf de croire que le choix d’un éditeur se fait de manière totalement objective et rationnelle. D’ailleurs, nombre d’entre eux comme le Chat Noir reconnaissent ouvertement fonctionner au coup de cœur. Si la petite étincelle ne prend pas, il est possible que votre texte soit laissé de côté au profit d’un autre.

Dans ce cas-là, c’est toujours très délicat : les goûts et les couleurs, ça ne se commande pas. Si votre histoire n’a pas réussi à plaire, vous n’y pouvez pas grand chose. Toutefois, avec un peu de chance, l’éditeur motivera son refus et vous détaillera les raisons pour lesquelles il n’a pas accroché.

Mon conseil : Ne baissez simplement pas les bras. Si c’est uniquement une question de goût, vous finirez bien par trouver un éditeur un jour. (Et j’insiste sur le « uniquement » : il y a rarement une seule raison à un refus.)

3 – Le texte ne correspond pas à l’esprit de la maison, voir est carrément hors ligne éditoriale

Votre roman est terminé, prêt à être envoyé. Grâce à Google, vous avez dressé une longue liste d’éditeurs dont vous ignoriez les noms jusque là, et vous envoyez votre manuscrit un peu partout dans l’espoir de multiplier vos chances.

Cette étape de recherche n’est pas à négliger, mais connaissez-vous réellement les maisons que vous contactez ? Une ligne éditoriale ne se limite pas uniquement aux genres publiés par la maison, c’est aussi tout un esprit.

Prenons par exemple les éditions du Petit Caveau. Leur ligne éditoriale : les récits vampiriques. Pourtant vous ne verrez pas chez eux la moindre copie de Twilight.

Mon conseil : Lorsqu’une maison vous intéresse, prenez le temps de lire leurs publications. Pas toutes, bien sûr, une ou deux suffiront largement. Et si vous grimacez rien qu’à l’idée de la fin de mois qui vous attends, essayez de voir s’ils proposent des extraits en ligne. (Au besoin, demandez-leur.)

4 – Planning 2015 : six nouveaux titres prévus, mais pas le vôtre

Vous guêtriez depuis des semaines l’ouverture des soumissions de la maison Trucmuche. Une fois l’envoi fait vous croisez les doigts et priez très fort. Mais pas encore assez…

Vous vous en doutez, lorsqu’une maison rouvre ses envois, c’est la ruée. Malheureusement, à côté de ça, la maison doit faire en fonction de ses moyens. Impossible de publier quatre titres par mois si on n’a pas la trésorerie qui suit derrière. Donc, il n’est pas rare qu’un éditeur se retrouve avec trois ou quatre manuscrits publiables pour un contrat.

Certains éditeurs ont leur méthode pour essayer de ne pas passer à côté de la perle rare malgré cette restriction : publication primo-numérique, ajout des titres sur les planning des années suivantes, etc. Néanmoins, il faut bien faire un choix.

Mon conseil : Ne prenez pas ça comme un échec : vous n’y pouvez rien. Voyez-le comme une victoire : après tout, vous êtes passé à deux doigts. Et puis, essayez d’en discuter avec l’éditeur, on ne sait jamais…

5 – Le facteur relationnel

A l’heure d’internet, beaucoup d’auteurs cherchent à obtenir le maximum d’informations sur telle ou telle maison : quel type de contrat, quelle diffusion, et parfois quelle ambiance.

Là, je vais parler en mon nom. Si pour certains auteurs, il est important de se sentir soutenu par son éditeur, je trouve, en tant qu’éditrice, que l’inverse n’est pas moins vrai. Pour moi, la relation auteur-éditeur doit être basée sur la confiance et le respect. Comment pourrais-je avoir envie de défendre un livre si l’auteur m’exaspère ?

C’est pour cette raison que lorsqu’une décision est prise concernant un manuscrit, j’essaye d’échanger un minimum avec l’auteur, notamment pour savoir si ce que je peux lui apporter correspond à ses attentes, jusqu’où il est prêt à s’investir dans la promo (salons, dédicaces…), etc.

Mon conseil : N’hésitez pas à contacter les éditeurs pour leur poser vos questions ou leur parler de vos projets. Et au besoin, relancez.

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Comme je le disais plus haut, la liste n’est pas exhaustive. Pensez également qu’il n’y a pas qu’une seule raison qui motive un refus. Et que si votre talent entre en ligne de compte, le facteur chance joue beaucoup lui aussi.

Bref, gardez confiance en vous, c’est le meilleur moyen d’y arriver. 🙂